Et la suite ?·Manga·Non classé

ET LA SUITE ? #8 – LE CHANT DES SOULIERS ROUGES, LE COUVENT DES DAMNÉES, MOVING FORWARD.

Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous mon avis sur trois excellentes lectures parues récemment… et il y en a pour tous les goûts!


  • Le chant des souliers rouges #3
Fiche Technique

Auteure: Mizu Sahara

Type: Shonen

Genre: Tranche de vie-Sport-Drame

Éditeur VF: Kazé

Nombre de tomes parus: 3 (6 fini au Japon)

Prix: 8,29€

Deux lycéens mal dans leur peau.
L’un gêné par son embonpoint et sa timidité, l’autre, par sa voix rauque.
Tsubura, souffre-douleur de la classe et Hana, le grand taciturne que tout indiffère, forment désormais une petite bande avec Kimitaka. Mais leur lien d’amitié naissant reste fragile…
En partageant les cours de flamenco de leur ami, ils trouveront peut-être, aux aussi, le moyen de s’épanouir…

Ma chronique du premier volume.
Ma chronique du second volume.

Encore un volume rempli d’émotion pour Le Chant des souliers rouges, dont l’évolution ne cesse de me surprendre!

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On se centre sur le trio de tête nouvellement formé, composé de Kimitaka, Tsubura et Hana, trois personnages, comment dire… extrêmement attachants!
Leur sensibilité m’a à plusieurs reprises fendue le cœur, c’est vraiment là trois personnages que j’adore et qui fonctionnent à merveille ensemble! Chacun fait en permanence attention à ce que peuvent ressentir les autres, et le soutien mutuel qu’ils s’apportent tout au long du tome m’a réchauffé le cœur… de plus, voir Kimitaka s’ouvrir aux autres, devenir plus joueur, ça m’a fait très plaisir!
(Petite préférence pour Tsubura, beaucoup trop pur pour ce monde… )

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Le personnage du grand-père reste toujours aussi drôle et touchant, chacune de ses apparitions est à mourir de rire (avec ses petites grues là, j’en pouvais plus)!

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Ce tome 3 est également bourré de scènes, à mon sens, tout bonnement extraordinaires d’intensité. Certains dialogues, plans, m’ont juste retournés… c’était magique. Les moments forts s’enchainent et laisse le lecteur désarçonné face à une telle maitrise narrative: chapeau bas, madame Sahara!

En parallèle, se poursuit pour Tsubura et Kimitaka l’apprentissage de la danse flamenco. Les voir progresser et se souder dans cet art qu’ils aiment, c’est vraiment magnifique!

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Et je retire un des petits reproches que j’avais pu faire au titre dans une de mes précédentes chroniques: finalement, le fait que Takara apparaisse en retrait est une très bonne chose, car je pense qu’il n’y aurait plus grand chose à raconter sur elle. L’auteure, contrairement à ce que l’on aurait pu croire au début, veut vraiment raconter l’histoire de Kimitaka, la jeune basketteuse faisant plus figure de modèle pour notre héros.

Le Chant des souliers rouges poursuit donc son petit bonhomme de chemin, plus fort et captivant que jamais, tenu à bout de bras par des protagonistes rafraîchissants, et excessivement attachants. J’attends avec impatience la prochaine dose, prévue pour novembre, et ça me parait si loin…

heart-146466_960_720.png 18/20


  • Le Couvent des damnées #4
Fiche Technique

Auteure: Minoru Takeyoshi

Type: Seinen

Genre: Historique-Suspense

Éditeur VF: Glénat

Nombre de tomes parus: 4 (6 fini au Japon)

Prix: 7,60€

XVIe siècle, Saint-Empire romain germanique. Une époque où des sages-femmes innocentes pouvaient être accusées de sorcellerie. Laissée seule au monde par les persécutions de l’Église, la jeune Ella est enfermée dans un couvent pour “enfants de sorcières”. Quelles sont les sinistres ambitions d’Edelgard, la grande maîtresse de l’ordre du Claustrum dont Ella veut se venger ?!

J’ai découvert Le Couvent des damnées cet été. J’avais profité de la trêve éditoriale estivale pour rattraper quelques titres, par-ci par-là, et il se trouve que celui-ci a pu faire partie de ma raffle de juillet… et je me suis bouffé les trois premiers volumes en une soirée. Sans être révolutionnaire, ce manga est sûrement l’un des plus prenants parus en 2017, et l’attente du quatrième volume m’avait parue tout bonnement interminable!

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Et pourtant, le voilà, il est beau, il est chaud… et il s’enfourne bien vite! Le titre n’a rien perdu de sa force, qui selon moi réside en la tension omniprésente qui hante chacune de ses pages, le groupe d’héroïnes risquant gros si découvert lors d’une de ses escapades nocturnes…

Les premiers chapitres de ce tome nous proposent de suivre Edlegard, un choix que j’ai trouvé fort pertinent, et qui nous en apprend plus sur l’antagoniste du récit! On comprend alors qu’elle est une ennemie de taille pour Ella, et je me demande bien comment la jeune fille pourra venir à bout d’un être aussi machiavélique… mais loin d’être manichéen. Vraiment un personnage puissant, presque autant qu’Ella.

Ella est peut-être un de mes personnages préféré de l’année 2017, et incontestablement une excellente héroïne. Prête à tout pour arriver à ses fins, mais loin du cliché de l’égoïste manipulatrice et tête-brulée, la jeune fille brille au travers de son intelligence, sa débrouillardise et sa force de caractère. Elle impressionne de part sa simple présence, vraiment incroyable!

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Ce volume s’axe principalement sur une question: « comment survivre à l’hiver sans consommer de la nourriture empoisonnée »? Les cinq protagonistes s’activent, en quête d’une solution viable… sauront-elle en trouver une? Une résolution que j’ai trouvé d’une cruauté sans borne. Envers les personnages, déjà, mais aussi envers les lecteurs! Je veux la suite!

Une seule crainte persiste… la série est annoncée comme finie en 6 volumes, et j’ai peur d’une conclusion bâclée et/ou précipitée. À mon sens, la série aurait pu (et aurait dû!) durer bien plus longtemps. Nous verrons ce qu’il en est, et je croise les doigts pour ne pas être déçu!

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Finalement, résumer un volume du Couvent des damnées est simple: c’est haletant. On ne voit pas passer la lecture, et arrivé à la dernière page, on meurt d’envie de se jeter sur le volume suivant… qui évidemment ne sortira pas avant 2018. Prenons notre mal en patience…

16/20


  • Moving Forward #5
Fiche Technique

Auteure: Nagamu Nanaji
 
Type: Shojo

Genre: Tranche de vie-Romance-Drame

Éditeur VF: Akata

Nombre de tomes parus: 5 (11 fini au Japon)

Prix: 6,95€

L’heure des confrontations a sonné ! Autant pour Kuko, prête à regarder Outa droit dans les yeux, que pour Sazuku, dont la relation à distance semble battre de l’aile. Éprouvés dans leur quotidien, les deux adolescents devront faire preuve d’une véritable force de caractère. Et dans l’épreuve, si ces deux-là étaient sur le point de se rapprocher ?

S’il y a un shojo dont je voulais vous parler depuis un bout de temps sans jamais trouver le bon moment, c’est bien Moving Forward! Publié depuis mars dernier par Akata, les deux premiers tomes m’avaient laissé une impression trop mitigée pour que je me décide à vous en parler ici… Cependant, j’ai eu le temps de changer d’avis concernant la série, que je trouve finalement profonde et très sensible dans sa manière d’aborder les relations entre adolescents.

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Ce cinquième volume démarre sur le final poignant du quatrième volume, à savoir la confrontation entre Kuko et Outa. La jeune fille est loin d’être la lisse héroïne de shojo classique, et à plusieurs reprise, elle remettra en question sa façon d’être et de voir les autres, ce qui est plutôt rare, et que j’ai adoré! Ses sentiments évoluent beaucoup, et au travers de ses interactions avec les autres personnages, elle apprend à mieux se connaitre et à s’envisager autrement.

Je reviens rapidement sur la mise en scène et le découpage qui apportent énormément en force et en poésie au titre. Décuplant les sentiments et amenant certains passages à des degrés d’intensité inimaginable, la pate graphique de Nagamu Nanaji est savamment réfléchie et se présente indéniablement comme un des gros points forts du manga.

Ce que j’ai aussi beaucoup aimé avec ce cinquième volume, c’est la mise en avant (dans le cadre de l’intrigue principale et d’un chapitre hors-série de trente pages) de Ibu, l’amie de Kuko, et aussi mon personnage préféré de la série. La jeune fille, de nature timide et renfermée, se réfugie dans les mangas romantiques pour apaiser sa crainte du caractère complexe et imprévisible du contact humain. Ici, le dernier chapitre, qui adopte son point de vue, m’a littéralement mis la larme à l’œil. Tout le talent de l’auteure condensé en quelques dizaines de pages!

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Savant mélange d’humour, de drame et de romance, Moving Forward est un shojo très mélancolique, mais d’une beauté incontestable. Avec ses personnages profonds, sa mise en scène surprenante, son humour décapant et ses instants de puissance, Nagamu Nanami livre une histoire au final très humaine et complète à laquelle il est difficile de résister bien longtemps…
Heureusement, le 6 ne tardera pas trop longtemps, puisqu’il est prévu pour début novembre! Cela vous laisse le temps de vous procurer et de dévorer les cinq premiers (si ce n’est pas déjà fait)!

16,5/20


Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui! Jusqu’à la fin du mois, je vous retrouver tous les deux jours pour un nouvel article! Un rythme soutenu… j’espère que vous serez au rendez-vous!
En attendant, je serais ravi de savoir si vous lisez ces trois titres (si non, vous devriez!), si certains vous tentent, ou ce que vous avez pensé de ces volumes… C’est toujours un plaisir de lire vos commentaires et d’y répondre!
Sur ce, je vous dit à très vite sur le blog (ou ailleurs…)!

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2 commentaires sur “ET LA SUITE ? #8 – LE CHANT DES SOULIERS ROUGES, LE COUVENT DES DAMNÉES, MOVING FORWARD.

  1. Bonjour !

    À la fin de ton article, je me suis dit que tu avais peut-être raison, que Melle Sahara a surement souhaité mettre Takara en rentrait, mais dans ce cas-là, il aurait fallu mettre Hana et Tsubura en première de couverture, car je m’attendais réellement à en apprendre beaucoup plus sur la jeune basketteuse en herbe, même si ton avis tient la route, je reste légèrement chagriné si cela s’avère juste… Mais ce fut un véritable plaisir de lire ce troisième tome !

    Cordialement, Euphox !

    J'aime

    1. Ce n’est qu’une « théorie », mais la construction du récit semble bien partie pour me donner raison (ceci dit, elle risque d’interagir d’avantage avec le protagoniste dans les derniers volumes!).

      Ravi que ma chronique te plaise!

      Aimé par 1 personne

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