Attentes mensuelles·Manga·Non classé

MES ATTENTES POUR FÉVRIER 2019

Si ce blog peut sembler à l’abandon, je persévère dans l’effort en vous proposant une nouvelle fois mes attentes pour le mois de février ! Article doublement ridicule en ce que le mois est déjà bien entamé et que quitte à écrire une fois toute les pleines lunes, il serait sans doute plus intéressant de proposer une critique travaillée et pas une espèce de « top » bancal…
Ceci étant dit, j’espère que vous apprécierez tout de même cette sélection, et vous promets d’être davantage régulier dans les semaines à venir !


Akû – le chasseur maudit (Editeur: Pika / Sortie: 6 Février  / Série finie en 5 volumes / 8,20€)

aku-chasseur-maudit-1-pika30 000 ans avant notre ère, Dadâ, chasseur dominant dans sa tribu, attend son
premier enfant. Mais une légende de son clan prédit qu’ « un enfant né sous la lune rouge apportera avec lui la destruction ». Or, la lune est rouge le soir de la naissance d’Akû, le fils de Dadâ ! Pour protéger son enfant, le chasseur doit sacrifier une dangereuse bête des plaines. Malgré sa réussite, Dadâ, gravement blessé, est mis au ban de sa tribu avec sa compagne et son fils. Des années plus tard, une créature monstrueuse, haute comme une montagne, décime toute la tribu à l’exception du jeune Akû. Chasseur maudit, Akû n’aura de cesse de traquer ce prédateur colossal, luttant pour sa survie dans une nature hostile à l’Homme.​

Relativement court et servi par des graphismes fougueux et maîtrisés, Akû – le chasseur maudit me tente particulièrement en raison du cadre historique de son récit, situé en plein cœur du Paléolithique ! Si, par ailleurs, les enjeux de l’aventure semblent assez peu originaux, je suis curieux de découvrir comment les auteurs sauront tirer parti de cette particularité contextuelle, et comment ceux-ci aborderont les rapports structurels et linguistiques d’une telle société primitive. Néanmoins, j’ai bien peur qu’il soit davantage question d’action que de sociologie ; mais quand bien même, le titre n’a pas à être condamné par mes attentes, et a toute mon attention !


Ping Pong (Editeur: Delcourt/Tonkam / Sortie: 6 Février  / Série finie en 2 volumes / 29,99€)

ping-Pong-Prestige-1-delcourtÀ l’occasion de l’exposition Matsumoto à Angoulême 2019, Delcourt/ Tonkam réédite Ping Pong dans une version prestige.
Smile et Peko, amis d’enfance, fréquentent le même Lycée et sont inscrits au club de ping pong. De caractères très différents, Smile a toujours vécu dans l’ombre de Peko à qui tout réussit… jusqu’au jour où face à un joueur chinois de très haut niveau, Peko, qui rêve de devenir champion du monde, perd le match sans marquer un seul point. De son côté, Smile, pour qui le pingpong est un simple loisir, se fait remarquer par l’entraîneur du club de son lycée…
Édition complète en deux volumes avec pages couleur, poster (non détachable) et 1 chapitre inédit.

Initialement prévu pour le mois dernier, et bel et bien disponible au FIBD (comme par hasard…), le premier volume de l’intégrale du manga culte de Taiyou Matsumoto, Ping Pong, retrouve enfin les rayonnages des librairies ! Un indispensable pour tous les fans de l’auteur, mais aussi pour les amateurs de son adaptation animée — qui diffère assez de l’œuvre originale, selon les dires. L’édition est semblable à celle que se sont récemment vu offrir les titres de Tezuka, et j’ose espérer que le succès de ces ressorties poussera l’éditeur à aller plus loin en rendant à nouveau disponibles des titres comme Gogo Monster, etc.


Miss Hokusai (Editeur: Picquier / Sortie: 7 Février  / Série finie en 2 volumes / 19,50€)

miss-hokusai-1-picquierL’histoire commence au Japon en 1814, pendant la période d’Edo (l’actuelle Tokyo). O-Ei tient de son père son talent et son obstination. Elle peint très souvent à sa place, sans signer son travail, afin de boucler les commandes. D’autres figures d’artistes font leur apparition dans le manga, en particulier Ikeda ou Utagawa.
Le manga évoque aussi la relation entre O-Ei, Hokusai et la demi-soeur d’O-Ei, une petite fille aveugle de naissance.
Hokusai, meurt à 90 ans. O-Ei lui survit pendant neuf ans mais nul ne sait où elle est morte.

Paru en 1983, ce manga, à l’origine du film de Keiichi Hara sorti en 2015, réhabilite une figure féminine de la scène artistique japonaise, oubliée au profit de son père et de son œuvre, Hokusai. Ici, je m’en remets à la réputation du manga et, relativement intrigué par les graphismes qui me semblent aux antipodes de ceux de l’adaptation contemporaine, suis curieux de découvrir cette biographie narrativisée dont j’espère qu’elle saura tirer parti du contexte socio-historique de l’époque de son récit !


Soft Metal Vampire (Editeur: Casterman / Sortie: 13 Février  / Série finie en 6 volumes / 8,45€)

soft-metal-vampire-1-castermanDans un futur proche, les vampires ont asservi le genre humain. Forts de leur capacité à manipuler à leur gré les éléments chimiques, ils règnent sur une planète qu’ils administrent, non sans conflits internes, comme une réserve de nourriture. Leurs différends passent au second plan le jour où est révélée l’existence d’une jeune humaine dotée du même pouvoir qu’eux. L’incompréhension le cède rapidement à l’effroi atavique : la jeune fille manipule l’élément argent. La chasse commence.

Connu en France pour le mythique Eden (le terme « mythique » n’est pas choisi au hasard, tant le manga est introuvable, Panini oblige…), Hiroki Endo effectue son retour sur la scène francophone chez Casterman avec Soft Metal Vampire, un titre plus court et visiblement plus grand public que son chef d’œuvre. Un choix éditorial peu étonnant mais appréciable de la part de l’éditeur, qui a d’ailleurs revu la couverture du premier volume par soucis de cohérence avec les suivants. J’ai hâte de découvrir cette aventure qui, quand bien même le synopsis ne paye pas forcément de mine, me permettra d’apprécier les talents graphiques et narratifs de son auteur, dont j’ai tant entendu parler !


Adieu, mon utérus… (Editeur: Akata / Sortie: 13 Février  / One-shot  / 8,05€)

adieu-mon-uterus-akataYuki Okada, à 33 ans, avait tout pour être comblée : mariée et heureuse, mère d’une petite fille, et exerçant le métier qu’elle aime – autrice de mangas. Aussi, quand elle consulte son médecin pour un simple retard de règles, elle ne se doute pas de la terrible nouvelle qui l’attend : malgré son jeune âge, elle développe en effet un cancer du col de l’utérus. Chamboulée et perdue, elle ne saura d’abord pas comment réagir, et affronter cette épreuve que la vie lui impose… Pourtant, très vite, elle comprend qu’il lui faudra faire des choix. Mais entre les avis de ses proches et du corps médical, comment savoir ce qu’elle souhaite vraiment ?

Voilà quelques temps qu’Akata se plait à proposer régulièrement des titres courts à visée autobiographique et sociale. Après Mon Père alcoolique et moi, qui abordait (assez bien, apparemment) les problèmes de l’alcoolisme, des violences conjugales et du patriarcat au Japon, c’est la question de la maladie qui sera au cœur de Adieu, mon utérus… : un titre qui donne la couleur ! Si les graphismes me rebutent assez, je donnerai évidemment sa chance à cette autobiographie que j’espère riche, touchante et politique.


Le Secret de l’amitié (Editeur: Akata / Sortie: 13 Février  / One-shot  / 7,25€)

secret-de-lamitie-akataEiko et Moe sont les meilleures amies du monde, pourtant tout les oppose en apparence. La première est physiquement banale, tandis que la seconde est si belle qu’elle fait tourner la tête de tous les garçons qu’elle croise. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’un de ses camarades lui déclare sa flamme… Mais à chaque fois, Moe répond d’une manière étonnante : sortir avec elle, cela signifie aussi qu’il faut être aux petits soins avec Eiko. Aussi, très souvent, les garçons abandonnent… jusqu’à l’arrivée d’un certain Tsuchida. Ce dernier semble faire preuve d’une patience et d’une compréhension rares. Et si la relation des deux amies finissait par changer ?

Je suis ravi qu’Akata choisisse un shojo mettant en avant l’amitié entre filles pour son one-shot de la Saint Valentin ! Une nouvelle fois, l’éditeur s’attache à montrer (toujours sans trop de prises de risque) la diversité du shojo, avec un titre qui mettra l’amour au second plan pour se concentrer sur une relation humaine sans doute plus forte et profonde encore… Le titre semble jouir d’une certaine popularité auprès des amateurs du travail de sa scénariste, Kazune Kawara (Mon Histoire, So Charming !, etc.), qui s’accompagne ici d’une dessinatrice inconnue par chez nous, Aiji Yamakawa, mais dont le trait texturé et mature confèrera sans aucun doute force et émotion au récit !


Eisbahn – Sentier verglacé (Editeur: Lézard Noir / Sortie: 21 Février  / One-shot  / 13€)

eisbahn-sentier-verglace-lezardUn jeune homme qui ne peut pas s’empêcher de retourner incognito dans les couloirs de son ancien lycée, un écrivain raté qui rencontre une mystérieuse surdouée qui a réussi toutes les choses auxquelles il a renoncé, une lycéenne intello qui décide de se faire des amis, un souffre-douleur à qui ses camarades de classe ont défendu d’aller aux toilettes… À travers huit histoires courtes, Eisbahn dépeint habilement les angoisses et les doutes qui nous parcourent à différents moments de notre vie. Avec son trait fin et ses compositions dynamiques, Tsuchika Nishimura nous fait plonger dans un univers empli de nostalgie, où le fantastique vient se mêler au quotidien. De ses histoires se dégage comme une tendre colère, doublée d’un humour qui côtoie souvent l’absurde.

Considéré au pays du soleil levant comme « le rival de Keiko Shinzo », Tsuchika Nishimura signe avec Eisbahn – Sentier verglacé sa première œuvre à paraître par chez nous. Friand du travail des auteurs de la nouvelle vague de mangas sociaux (Inio Asano, Taiyou Matsumoto, etc.), je suis on ne peut plus curieux à l’idée de découvrir ce recueil, qui promet d’être riche, humain, et d’offrir une large perspective sur l’expression graphique et narrative d’une nouvelle figure du paysage manga.


Dr Inugami (Editeur: Lézard Noir / Sortie: 21 Février  / One-shot  / 19€)

inugami-hakase-jp-3Selon une légende issue du folklore japonais, un homme qui ne parvenait pas à assouvir sa vengeance enterra son propre chien pour le nourrir de sa haine et en fit un inugami, un « dieu chien », à qui il ordonna d’aller déchiqueter son ennemi. À travers six histoires courtes, Maruo transpose dans la société moderne la terrible légende en mettant en scène le Dr Inugami, un mystérieux homme aux pouvoirs surnaturels qui va rencontrer tour à tour un lycéen assoiffé de vengeance, une troublante exorciste ou encore un père à la recherche de son enfant disparu.

Suehiro Maruo, évincé par le nivellement mainstream (relatif) du milieu éditorial francophone, revient au Lézard Noir avec Dr Inugami, un one-shot initialement paru en 1991, qui s’annonce comme une synthèse emblématique de son œuvre et de sa manière d’aborder les domaines du fantasme, du gothique, de l’art, etc. Comme toujours, il convient de rappeler la violence graphique et morale de cet auteur qui ne plaira décemment pas à tout le monde (c’est peut-être bon signe, d’ailleurs, de ne pas prendre trop de plaisir à lire ce genre de choses).


Gereksiz – La dimension invisible (Editeur: Akata / Sortie: 28 Février  / Série finie en 2 volumes / 8,05€)

gereksiz-1-akataÔnishi est pâtissier, et sa spécialité, ce sont les gâteaux à la broche (ou Baumkuchen). Il vient tout juste d’avoir quarante ans, et pour la première fois de sa vie, il est amoureux. Perturbé par des sentiments qu’il ne comprend pas encore, il demande conseil à sa jeune apprentie. Mais il ne se doute pas encore que, d’ici peu, son destin va basculer : transformé en créature difforme et disgracieuse, pourra-t-il retrouver son apparence humaine ?

Après nous avoir délecté du percutant Saltiness en 2018, Akata poursuit la publication des œuvres de Minoru Furuya et nous propose l’un de ses derniers travaux en date : Gereksiz. J’espère retrouver dans ce titre l’absurde maîtrisé et le sous-texte social qui m’avaient tant plu dans Saltiness… mais j’ai aussi hâte de découvrir ses titres plus anciens et sombres, notamment Himizu, qui a beaucoup influencé l’œuvre d’Inio Asano.


Février sera donc un mois relativement raisonnable, avec 5 nouvelles séries (toutes plutôt courtes) et 4 one-shots, pour un total de 9 nouvelles licences ! Qui plus est (et si Panini s’en tient à son planning – rien n’est moins sûr…), 5 séries que je suis verront leur conclusion publiées.


Voilà encore quelques titres qui me font plutôt envie… mais pas suffisamment pour rejoindre mon panier sans hésiter (il faut bien faire des choix).


Enfin, voici les 5 suites de série que j’attends le plus pour ce mois de février déjà bien entammé !

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