Attentes mensuelles·Manga·Non classé

MES ATTENTES POUR JANVIER 2019

Bonjour à toutes et à tous ! Pour entamer la nouvelle année, je me propose de vous présenter mes attentes pour le mois de janvier 2019, qui sera marqué par le FIBD et la mise en avant, à l’occasion, de deux de mes auteurs favoris, Kazuo Kamimura et Taiyou Matsumoto ! De grandes lectures en perspectives…

Fleur de l’ombre (Editeur: Kana / Sortie: 4 Janvier  / Série finie en 2 volumes / 18€)

fleur-ombre-1-kana

Sumire, jeune femme de 20 ans, travaille comme vendeuse dans un grand magasin. Elle refuse de dépendre d »un homme pour vivre et voit son propre corps comme une arme pour se créer une place dans la société. Un contrat pour garantir sa liberté, pour lutter contre ce machisme qui entrave les femmes. Mais peut-on se protéger contre la nature humaine et ses propres sentiments…

Parmi les derniers inédits de Kazuo Kamimura, Kana nous propose Fleur de l’ombre. Reprenant la charte graphique des rééditions de Lady Snowblood et du Fleuve Shinano, cette série, compilant originellement 4 volumes, n’en comptera que deux, plus épais, chez nous. Le synopsis et le reste de la bibliographie de l’auteur laissent présager un ouvrage avant tout féministe et à forte portée sociale. J’apprécie beaucoup la tonalité militante indissociable du travail de l’auteur, qui semble ici tenir place d’élément charnière du récit.


My Rumspringa (Editeur: Boy’s Love IDP / Sortie: 7 Janvier  / One-shot / 7,95€)

My-Rumspringa-idpAmérique, dans les années 80… Après avoir renoncé à son rêve de danser sur les planches de Broadway, Oz s’installe dans une petite ville où il devient barman et gigolo. Quand Théo, un jeune Amish en plein Rumspringa, se présente au bar, Oz le prend pour un de ses clients et l’emmène dans sa chambre. S’il se rend rapidement compte de sa méprise, l’ex-danseur ne peut toutefois se résoudre à abandonner le jeune garçon, totalement perdu dans un monde qui lui est inconnu. À force de passer du temps ensemble les deux jeunes hommes se rapprochent et Oz est très vite touché par le caractère naïf et innocent de son nouvel ami…

D’abord attiré par sa splendide couverture, laissant présager un coup de crayon délicat et élancé et des compositions riches et travaillées, c’est finalement le décor pour le moins original de My Rumpspringa qui aura fini d’attiser ma curiosité. Si le traitement de la romance peinera sans doute à sortir des clous du fait de la faible densité du récit, peu de boy’s loves abordent, à ma connaissance, l’univers religieux de manière aussi particulière.


Celle que je suis (Editeur: Akata / Sortie: 10 Janvier  / Série finie en 2 volumes / 7,95€)celle-que-je-suis-1-akata

Années quatre-vingt, Tokyo. Yûji Manase est étudiant. Mais il vit au quotidien avec deux secrets dont il n’a jamais parlé à personne : d’une part, les sentiments qu’il éprouve pour son ami de longue date Masaki Matsunaga, et de l’autre, le malaise qu’il ressent vis-à-vis de son corps. Un jour, Yûji pose la main sur une robe que sa sœur a laissée dans son appartement, sans savoir que cet acte allait bouleverser sa vie…

Dans la lignée de titres courts et militants comme Le Mari de mon frère et Éclat(s) d’âme, Akata publiera en janvier le premier volume du diptyque Celle que je suis, abordant la thématique de la transidentité et de la recherche d’identité dans le Japon des années quatre-vingt. S’il me semble, de mémoire, que Mx Cordélia a aidé à l’adaptation du titre du manga (voire a participé à sa relecture?), j’ai de nombreuses appréhensions quant au traitement de la thématique, renforcées par un éditeur toujours aussi maladroit lorsqu’il s’agit d’aborder la transidentité (il n’y a qu’à voir le résumé : la protagoniste y est mégenrée). Qui plus est, le scénariste du manga serait un homme. On a donc toutes les raisons du monde d’être hésitant. Un titre que je me procurerai sans forcément en attendre beaucoup.


My Home Hero (Editeur: Kurokawa / Sortie: 10 Janvier  / Série en cours avec 5 tomes / 7,65€)

My-Home-Hero-1-kurokawaUn père de famille, sans histoire et amateur de romans policiers, découvre que sa fille est sous l’emprise d’un Yakuza. Pour la sauver, il commet un crime. Un jeu du chat et de la souris commence alors entre notre héros et la mafia japonaise qui recherche le gangster disparu.

My Home Hero est sans doute l’un des thriller du moment les plus en vogue au Japon. Annoncé timidement par son éditeur il y a quelques semaines (qui aurait pourtant raison de croire en ce titre assurément prometteur), le manga, toujours en cours avec 6 tomes, semble parti pour durer encore quelques temps. S’il n’est pas assuré que je ne m’en lasse pas avec le temps, je suis très curieux de le découvrir… en espérant que la traduction de Kurokawa tienne la route (heureusement, le récit ne semble pas adapté à l’étalage d’expressions « jeun’s » désuètes et ridicules).


La Danseuse de Mao (Editeur: Pika / Sortie: 16 Janvier  / One-shot / 20€)

danseuse-demao-pika-2

Shanghai, fin des années 90. Sale affaire pour l’inspecteur Chen. Le voici chargé par son supérieur hiérarchique à Pékin d’enquêter sur une certaine Jiao, petite fille d’une supposée maîtresse de Mao Zedong qui s’est défenestrée en 1966, pendant la sanglante Révolution culturelle. Cette Jiao est suspectée par le régime communiste de détenir des informations compromettantes sur le passé de Mao…

Outre mon amour pour la collection Graphic de Pika, qui a toute ma confiance, ce sont les graphismes et le décor de ce one-shot chinois qui m’attirent. En effet, si le synopsis ne laisse pas présager une intrigue des plus originales, la toile de fond a toute mon attention. À noter que l’éditeur, en cette nouvelle année, adapte la charte graphique des couvertures de sa collection… ce qui… m’indiffère un peu (j’y trouve autant de positif, dans la mise en avant des illustrations et les possibilités d’adaptation plus amples que ce nouveau format offre, que de négatif, dans la rupture avec l’unité de confection que j’aimais assez dans les ouvrages de cette collection).


MW (Editeur: Delcourt/Tonkam / Sortie: 16 Janvier  / One-shot / 29,99€)

mw-integrale-90ans-delcourtIntégrale réunissant 3 volumes.
Ce volume s’inscrit dans la collection de beaux livres réunissant les œuvres mythiques de Tezuka.
Michio Yuki est un être à deux visages. Employé de banque modèle, il est pourtant capable de se muer en la pire des créatures et de commettre les crimes les plus odieux. Engagé dans une spirale meurtrière, il ne peut néanmoins s’empêcher de se confesser au père Garai après chaque accès de violence. Un lien particulier unit les deux hommes et pourrait bien expliquer l’origine du mal de Yuki…

Je me répète, mais est-ce vraiment nécéssaire ? – Delcourt/Tonkam réédite des classiques de Tezuka ; j’en suis ; je m’attends à quelque chose d’excellent, sans doute à raison. À noter que MW se concentrera sur une relation homosexuelle que l’éditeur n’hésite à mettre en avant sur la couverture, ce qui me surprend positivement. J’ai très hâte, encore une fois…


Les Fleurs du mal (Editeur: Le Lézard Noir / Sortie: 17 Janvier  / One-shot / 23€)

fleurs-du-mal-kamimura-1-lezard

Rannosuke Hanayagi, 17e héritier de la maison Kurokami, dirige, sous le couvert d’une école renommée d’ikebana qui s’étend sur tout le pays, une entreprise du vice et de la cruauté. Il consume les jeunes filles comme des cigarettes, les torturent et les humilient à loisir. Par ses liens avec le monde économique et politique, qu’il tient fermement en lui faisant bénéficier de ses esclaves sexuelles, Rannosuke est un prince sadiste intouchable qui règne sur un empire de la luxure. Il se lance dans l’éducation d’une nouvelle jeune fille, Sayuri, qui doit devenir la nouvelle reine de cet empire. Elle devient l’objet ultime du désir du maître

Shuzo Oshimi (on va faire comme si on ne connaissait pas Baudelaire) ? Non, Kazuo Kamimura et Hideo Okazaki, mais c’est tout aussi bien. À priori, l’érotisme tiendra une place de choix dans cette série, qui ne devrait pour autant pas laisser de côté le propos politique toujours très prégnant dans les œuvres de Kamimura, même lorsqu’il n’est pas aux commandes du scénario. D’ailleurs, le scénariste n’en est pas à sa première collaboration avec le maître, puisque c’est à lui que l’on doit l’intrigue du Fleuve Shinano, réédité récemment par Kana ! Une excellente lecture en perspective, assurément.


Journal d’une vie tranquille (Editeur: Vega / Sortie: 17 Janvier  / One-shot / 11€)

journal-une-vie-tranquile-vegaAprès une carrière riche et une vie bien remplie, Tetsuya Chiba n’aspire plus qu’à la tranquillité, au calme. Une vision dont il s’amuse souvent en voyant ses petits-enfants si plein d’énergie et de certitudes. Au travers de scénettes en flash-back, l’auteur né en 39 se remémore les grands moments de sa vie, sa jeunesse sous les bombes américaines, l’exil de Tokyo, son insouciance d’alors… mais aussi sa carrière, ses débuts, les moments durs, la mort de Tezuka… un récit de vie rocambolesque et pourtant empli d’un positivisme rafraichissant. Un témoignage rare signé d’un maître conteur.

Vega surprend et impressionne de par la qualité et l’originalité de nombreux aspects de sa ligne éditoriale en formation. Proposé dans un grand format et tout en couleur, Journal d’une vie tranquille n’est autre que l’autobiographie de Tetsuya Chiba, auteur du célèbre Ashita no Joe. N’ayant pour ma part pas lu l’œuvre phare de l’auteur (il faut dire que Glénat ne nous facilite pas la tache…), je risque de passer à côté de certains aspects de ce titre, qui me parait néanmoins important et bienvenu dans le catalogue de l’éditeur, qui inaugure ainsi une collection d’ouvrages aux formats plus alternatifs.


Éveil (Editeur: Kana / Sortie: 18 Janvier  / One-shot / 18€)

eveil-matsumoto-kana Dans un futur où notre civilisation a disparu, au coeur des montagnes, vit un peuple profondément lié à la nature. Au sein de ce peuple, deux familles jouent un rôle important : les «danseurs» et les «sculpteurs» pour obtenir la protection des esprits de la nature. La relève du doyen des sculpteurs approche avec deux prétendants au titre. Qui sera choisi ? Yuri, l’aîné, doté d’un don exceptionnel mais qui, du fait de sa trop grande sensibilité n’est jamais sorti de chez lui ? Ou bien Tsubaki, le cadet, qui n’arrive pas encore à communier avec les esprits ?

Ésotorisme et fantastique sous la plume de Taiyô Matsumoto ? Je signe sans hésiter. Je suis heureux de voir l’auteur mis en avant à l’occasion de sa venue au festival d’Angoulême, et ne peut décemment pas faire une croix sur les inédits publiés à cette occasion. Je ne suis que joie et impatience !


Number 5 – Édition Deluxe (Editeur: Kana / Sortie: 18 Janvier / Série finie en 2 volumes / 18€)

number-5-integrale-1-kanaDans un monde futuriste imaginaire, Number Five, tireur d’élite au sein du Conseil Rainbow, une organisation armée pour la protection de la paix s’est révolté et personne ne semble pouvoir l’arrêter ! Il a entraîné dans sa fuite sa la jeune Matriochka. Les troupes du Conseil Rainbow n’auront de cesse de le rattraper et de l’éliminer… Sur cette base dramatique, l’aventure se mêle à l’onirique, la narration éclatée s’adjoint un graphisme époustouflant qui ont ensemble constitué la marque de fabrique de l’auteur.
Bref, un must have de Taiyô Matsumoto à découvrir enfin en intégrale !

Encore du Matsumoto… et je ne m’en plains pas ! J’ai toujours voulu me procurer Number 5, et cette nouvelle édition (étonnement peu chère), sera pour moi l’occasion parfaite de me plonger dans cette aventure rythmée, sublimée par la pâte de cet auteur que j’adore…


Elin la charmeuse de bêtes (Editeur: Pika / Sortie: 23 Janvier  / Série finie en 11 volumes / 8,05€)

elin-charmeuse-betes-1-pikaElin vit dans un village du royaume divin de Ryoza avec sa mère soigneuse de Tôda, des dragons-serpents dressés pour la guerre. Toutes deux sont liées au “peuple de la brume”, craint pour son savoir secret sur les bêtes sacrées. Le jour où, jugée responsable de la mort d’un troupeau de Tôda, sa mère est sauvagement exécutée, Elin connaît alors un destin tumultueux, qui la conduira au cœur d’un terrible conflit…

Absolument séduit par les graphismes et l’univers suggérés par le synopsis d’Elin la Charmeuse de bêtes, je me procurerai sans hésitation son premier volume à sa sortie. J’ai cru comprendre que l’œuvre originale à l’origine du manga (ou son adaptation animée ?) s’adressait avant tout à un jeune public, et également que le manga proposait une lecture plus mature et poétique du récit. Autant dire que j’attends beaucoup de cette lecture !


Beastars (Editeur: Ki-oon / Sortie: 24 Janvier  / Série en cours avec 11 tomes / 6,90€)

Beastars-1-kioonÀ l’institut Cherryton, herbivores et carnivores vivent dans une harmonie orchestrée en détail. La consommation de viande est strictement interdite, et les dortoirs sont séparés en fonction des régimes alimentaires. Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes… mais la culture ne peut étouffer tous les instincts. Quand le cadavre de l’alpaga Tem est retrouvé déchiqueté sur le campus, les méfiances ancestrales refont surface ! Legosi est la cible de toutes les suspicions. Parce qu’il était proche de Tem, parce qu’il est une des dernières personnes à avoir été vues en sa compagnie, et surtout… parce que c’est un loup. Pourtant, sensible et timide, il fait son possible pour réprimer ses instincts. Hélas, ses efforts sont vains face au vent de discrimination qui souffle sur le pensionnat… Le seul qui pourra apaiser ce climat de terreur est le Beastar, le leader de l’école. Pour l’heure, les candidats se préparent, les élections approchent… Le favori n’est autre que le cerf Louis, étoile incontestée du club de théâtre auquel appartient Legosi. Bien décidé à remettre les carnivores à leur place, il fait mine de ne pas craindre les crocs acérés du loup gris. Mais peut-être serait-il mieux avisé de ne pas le sous-estimer ! Allégorie frappante de notre société, Beastars renverse toutes les conventions ! Quand l’herbivore fait preuve d’une ambition carnassière, le loup devient le paria… Au cœur de jeux de pouvoir impitoyables, jusqu’où peut-on refouler sa vraie nature ?

Premier hit de l’année, Beastars, qui s’est doucement forgé une réputation impressionnante à mesure qu’il amassait prix et éloges dans son pays d’origine, arrivera (enfin) en France, chez Ki-oon, qui pour l’occasion organise la venue de son autrice au Festival d’Angoulême. (Oui, si vous ne l’aviez pas encore compris, ça vaut le coup d’essayer de venir au FIBD cette année.) Bien différent de ce que je m’étais imaginé, le manga s’orienterait vers de la tranche-de-vie, rythmée par de la romance et des jeux de pouvoir… quoi qu’il en soit, c’est un manga important et qui fera date.


Les Fleurs rouges (Editeur: Cornélius / Sortie: 24 Janvier  / One-shot / 25,50€)

fleurs-pourpres-cornelius

Au début des années 60, Yoshiharu Tsuge commence à collaborer à la mythique revue Garo qui se décrit alors comme un « lieu d’expérimentation de soi ». Il y développe des bandes dessinées d’un genre nouveau où autobiographie et fiction s’entremêlent délicatement pour faire surgir dans le récit une forme d’authenticité inédite. Cette approche avant-gardiste est appelée watakushi manga : « la bande dessinée du moi ». Dans cette manière moderne de construire la narration, la psychologie des personnages est placée au centre du récit et le décor devient un élément narratif à part entière. Le rêve et le voyage, qui conjuguent réalité personnelle et construction imaginaire, deviennent des sources d’inspiration majeures pour Yoshiharu Tsuge, qui s’ouvre de plus en plus aux impulsions de son inconscient, sans jamais abandonner un humour distancé. composent Les fleurs pourpres sont emblématiques du degré de sophistication mis au point par Tsuge pour témoigner de la profondeur de l’être humain. Combinant intimité, surréalisme et dérision, elles permettent de saisir la finesse de son travail et l’influence qu’il a pu avoir sur des auteurs tels que Hideshi Hino (Panorama de l’enfer), Kazuichi Hanawa (Dans la prison) ou jiro Taniguchi.
Ce récit fut le premier de l’auteur à être adapté pour la télévision en 1976, réalisation: Shôichirô Sasaki.

Premier recueil de nouvelles de l’auteur publié chez Cornélius, Les Fleurs rouges (et non pourpres… il faudrait mettre à jour la couverture !) sera l’occasion pour le lectorat francophone de découvrir plus avant le pan fondamentale de l’histoire du manga qu’est la carrière de Tsuge, dont ne nous est parvenu que L‘Homme sans talent, réédité récemment par Atrabile. Une initiative géniale de la part d’un éditeur qui continue de mettre en avant la production gekiga un peu oubliée par les principaux acteurs du marché, et ce dans des éditions splendides.


Voilà donc un mois de janvier on ne peut plus chargé en nouveautés pour le moins indispensables… soit 13 nouvelles licences, pour 5 one-shots et 8 séries (dont 2 finies dans le mois). Pour équilibrer comme faire se peut la balance, je me procurerai 6 fins de série.

 


Par ailleurs, quelques titres m’intriguent et pourraient rejoindre mon panier déjà bien rempli.


Pour finir, voici les 5 suites de série que j’attends le plus pour ce mois nouveau !

Publicités

Un commentaire sur “MES ATTENTES POUR JANVIER 2019

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s