Et la suite ?·Manga·Non classé

ET LA SUITE ? #30 – BLACK BUTLER, FAIRY TAIL BATTLE ROYALE, LES MÉMOIRES DE VANITAS

Bonjour à toutes et à tous ! Cela faisait longtemps que je ne vous avez pas parlé de suites de série, à mon grand regret ! Je tente de me rattraper aujourd’hui avec trois petites chroniques qui, je l’espère, vous plairont !


  • Black Butler #26
Fiche technique

Autrice : Yana Toboso

Genre : Fantastique/Drame/Action/Aventure

Éditeur VF : Kana

Nombre de tomes parus : 26 (27 en cours au Japon)

Prix : 6,85€

« Vous étiez un majordome exemplaire. »
Tandis que tombe la pluie, des coups de feu résonnent dans la résidence de Londres… Sur l’un des murs, Ciel et son majordome découvrent un message provenant d’un passé qu’ils pensaient révolu. Une vérité tenue longtemps secrète resurgit devant les yeux de Ciel et des souvenirs se dévoilent…

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Difficile d’aborder individuellement un volume d’une série aussi avancée que ne l’est Black Butler ; c’est pourquoi j’ai jusqu’ici reculé face à mes velléités de parler de ce titre, que j’adore pourtant, sur le blog. Cependant, face à un tel tome, impossible de repousser l’échéance ! Si beaucoup reprochent au manga la discrétion de son fil rouge et son manque d’enjeux forts, l’autrice assène ici un grand coup de poing à ses lecteurs, nous plongeant dans la genèse véritable de son récit et jouant avec la vie de personnages principaux. D’ores et déjà, l’on peut dire qu’il y aura un avant et un après ce volume, voire qu’il amorce peut-être la dernière ligne droite de la série.

Le premier chapitre de ce tome est à l’image du cliffhanger du précédent : surprenant, dramatique et violent. Le caractère résolument tragique et choquant du passage est renforcé par un talent de mise en scène à son apogée. La mangaka use d’un découpage ultra-dynamique, qui met en avant les émotions des personnages et leur lente compréhension de la situation : le même désarroi s’inscrit sur les visages du lecteur et des acteurs face au malheur qui survient sans prévenir. Ce n’était pas arrivé depuis bien 20 tomes, mais voilà, Yana Toboso sacrifie, et de manière assez horrible, un personnage important pour son intrigue. Une ultime fois, la relation entre Soma et Agni est sublimée avec émotion dans un dernier dialogue déchirant. Je demeure curieux quant à la (r)évolution prochaine du jeune prince. Quittera-t-il la série, changera-t-il radicalement ? Difficile, en tout cas, de l’imaginer conserver son rôle de boute-en-train insouciant…

Mais alors que l’on pensait avoir tout vu, l’autrice en met une deuxième couche en introduisant un nouveau personnage dont on comprend au premier regard qu’il est intimement lié au passé mystérieux de Ciel, et qu’il jouera un rôle essentiel dans la suite de l’intrigue. Cela faisait longtemps que la mangaka n’avait pas réellement touché aux fondamentaux de son titre, se satisfaisant d’arcs annexes et d’indices lancés à la volée, et même si je ne compte pas parmi ceux à qui cela déplait, en apprendre davantage sur les zones d’ombre qui hantent le titre depuis des années m’a évidemment passionné. S’il est vrai que le twist amené n’est pas des plus originaux (on pourrait même parler de lieu commun), nul doute que celui redistribue les cartes et ouvre la porte à de nombreuses questions. Tout cela est évidemment merveilleusement exécuté par la mangaka, qui joue avec le lecteur dans la mise en scène progressive de la révélation. S’en suit un flashback revenant sur la jeunesse du protagoniste. Une parfaite occasion d’en apprendre davantage sur la lignée de Ciel… qui n’est peut-être pas celui qu’il prétend être.

Black Butler s’offre donc un tome résolument passionnant. Les pages se tournent toutes seules à mesure que la mangaka enchaine les claques. Émotion, enjeux, mystères : nul doute que le titre atteint là une apogée. Ce n’est pas demain que j’arrêterai d’en dire du bien…

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TOME 27 PRÉVU POUR ???


  • Fairy Tail Battle Royale #2
Fiche Technique

Autrice : Ina Soraho

Genre : Suspense/Fantastique

Éditeur VF : Doki-Doki

Nombre de tomes parus : 2 (3 en cours au Japon)

Prix : 7,50€

Après avoir signé un contrat, Aoba se retrouve liée à “Alice au pays des merveilles” et Noah à la fable “Le meunier, son fils et l’âne”. Dans le pays des contes de fées, ils découvrent bientôt qu’il existe d’autres contractants comme eux et qu’en contrepartie du vœu qui leur a été exaucé, ils doivent éliminer les différents personnages de leur zone. À la mort d’un personnage, une partie de l’autre monde est purifié. Noah pensait donc que c’était la bonne chose à faire…

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Après un premier volume étonnamment sympathique, qui avait su me donner davantage que les simples beaux dessins auxquels je m’attendais, Fairy Tale Battle Royale prend le temps d’éclaircir son univers dans un second tome tout aussi divertissant que le précédent !

Si le premier opus constituait une entrée en matière des plus plaisantes, il insinuait surtout beaucoup de questions, jusqu’alors restée sans réponse, quant aux enjeux qui rythmeront la série. Ici, la lumière se fait peu à peu et parfois avec fracas, puisque l’autrice ménage souvent ses effets afin de mettre en valeur quelques points d’orgue forts, très réussis et assez imprévus pour réellement surprendre le spectateur.

Sans jamais être absolument révolutionnaire, la mangaka parvient à détourner les clichés du genre survival en leur apportant toujours un petit « truc en plus », que ce soit au niveau de la mise en scène ou d’éléments de scénario. Les règles du jeu sont ambiguës et encore incertaines (c’est ce qui fait tout l’interêt de l’œuvre, où l’objectif à atteindre se confond avec le châtiment à craindre), et l’autrice, au travers de trouvailles bien pensées, parvient à créer efficacement une urgence dans l’action, qui la dynamise et en décuple le suspense.

Les personnages sont tous très attachants, notamment Aoba et Noah, le duo principal, qui rayonne de candeur et de gentillesse. Si j’ai eu quelques craintes quant à l’écriture de l’héroïne, en retrait dans l’action et souvent protégée par son compagnon en première partie de volume, l’autrice a su les balayer en reversant les acquis du récit.

Fairy Tale Battle Royale est donc un manga moins inintéressant qu’il n’y parait peut-être d’abord, et dont l’ambiguité fait toute la qualité. Contrebalançant une introduction peut-être un brin trop classique, ce volume achève de créer une identité à l’œuvre, qui passe avant tout par ses visuels. Si l’autrice continue sur cette lancée convaincante, elle pourra se targuer d’avoir su écrire un bon survival game ; ce qui est, il faut le dire, assez rare ! Un divertissement sympathique et qui fait plaisir aux yeux !

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TOME 3 PRÉVU POUR LE 31/10/2018


  • Les Mémoires de Vanitas #5
Fiche Technique

Autrice : Jun Mochizuki

Genre : Aventure/Fantastique

Éditeur VF : Ki-oon

Nombre de tomes parus : 5 (5 en cours au Japon)

Prix : 7,90€

Sur les conseils de Dominique de Sade, Jeanne décide de repousser une bonne fois pour toutes les avances importunes de Vanitas lors d’un rendez-vous en tête à tête… Mais tel est pris qui croyait prendre : bouleversée par les attentions de son compagnon, la demoiselle en vient finalement à lui avouer ses véritables sentiments !
Hélas, la promenade des jeunes gens tourne court lorsque la sorcière incendiaire, en proie à une soudaine et irrépressible soif de sang, manque de se jeter sur un enfant en pleine rue ! L’héritier de la lune bleue la soupçonne d’être maudite, seulement, elle se révèle incapable d’en parler, comme sous l’emprise d’un mauvais sort…

Ma chronique du tome 1.
Ma chronique du tome 4.

Dans ma critique du volume précédent, je me plaignais (assez fort) du traitement désastreux du personnage de Jeanne. Si celle-ci continue d’être infantilisée à outrance par la mangaka et ses homologues masculins, on lui découvre une ligne scénaristique dédiée, puisque l’autrice fait le choix de revenir sur son passé et sa relation à une mystérieuse vampire… Entre ses prouesses sur le champ de bataille, sa légère prise d’indépendance et le rehaussement de son caractère, la jeune femme m’apparait un peu plus buvable, et j’ai même pu apprécier la conclusion de ce volume, qui fait pourtant la part belle à la romance qu’elle entretient avec Vanitas. J’ai espoir en la mangaka pour ne pas ruiner (encore plus) l’écriture de ses quelques personnages féminins… et en même temps, quand on aperçoit où tout cela semble nous mener de ce côté là, il y a de quoi désespérer un peu…

Paragraphe de coutume sur les personnages féminins de l’œuvre passé, reprenons un peu de hauteur pour nous intéresser à ce tome dans son ensemble.  Chaque volume des Mémoires de Vanitas s’attèle à faire un peu mieux que le précédent, et ce cinquième opus est loin de déroger à la règle ! Au travers d’une « mission » d’apparence annexe à l’aventure de nos héros, Jun Mochizuki en révèle davantage sur son univers et ses personnages.

À l’instar de sa grande sœur, Pandora Hearts, la série se complexifie un peu plus à chaque chapitre, l’autrice privilégiant le développement sporadique (mais réfléchi) de multiples trames scénaristiques qui s’accumulent, à une écriture plus linéaire et sans doute rébarbative. Le volume est dominé par l’action, et nous offre quelques moments résolument grandioses, permettant à l’art de la dessinatrice d’atteindre les sommets entraperçus sur son précédent manga. Le paysage enneigé dans lequel se déroule l’action accentue la dichotomie des teintes et renforce l’impact de certaines planches. On a affaire à une mangaka qui manie son média intelligemment et sait saisir le cadrage idéal pour mettre en avant son action. Difficile pour moi de ne pas revenir sur la réalisation de l’autrice tant celle-ci me touche à chaque fois.

Les mystères se densifient puisque moult personages semblent jouer double-jeu. Ce sentiment est accentué par l’écriture des dialogues, assez fine pour laisser transparaître des tensions et double-sens qui perdent parfois à être explicités. On garde d’ailleurs en tête la résolution fatidique annoncée, comme une prophétie incroyable, dans l’incipit de la série… nul doute que bien des acteurs retourneront leurs vestes et que l’on aura de quoi se mettre sous la dent côté révélations farfelues dans les prochains volumes !

Les Mémoires de Vanitas, qui n’en est sans doute qu’à ses débuts, parvient déjà à développer un univers d’une densité assez impressionnante. Chaque nouveau volume est prétexte à l’approfondissement de nombreux fils narratifs, qui se chevauchent et s’entremêlent sans jamais paraître indigestes. Nul doute que Jun Mochizuki sait écrire une histoire, et elle le démontre une nouvelle fois ici. Vite, la suite !


 

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