Attentes mensuelles·Manga·Non classé

MES ATTENTES POUR SEPTEMBRE 2018

Bonjour à toutes et à tous ! C’est la rentrée (youpi…), et le blog, lui aussi, revient de vacances ! Avant de reprendre les chroniques à rythme régulier, je vous propose de jeter un œil aux titres que je compte essayer le mois prochain !


Le vieil Homme et son chat (Editeur: Casterman / Sortie: 5 Septembre  / Série en cours avec 4 tomes / 15€)

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Daikichi, instituteur à la retraite et veuf, et son chat Tama, coulent des jours paisibles. Anecdotes et souvenirs d’antan refont surface au fil des promenades anodines où l’on redécouvre un Japon oublié des contemporains. Les chats, eux,
observent les hommes et il s’avère que leur présence discrète se révèle être du plus grand réconfort.

Avec Le vieil Homme et son chat, Casterman semble viser un public moins restreint qu’à l’accoutumée. Le titre sera en effet publié en sens de lecture occidental. Tout en couleur, la série semble habitée d’un sentiment candide et enfantin, mais non dénué d’une maturité subtile et réflective. Je pars sans trop d’attentes, sinon celle de trouver en cet ouvrage un peu de réconfort et de bienveillance. Parfois, il n’en faut pas plus !


Noise (Editeur: Ki-oon / Sortie: 6 Septembre  / Série en cours avec 1 tome / 7,90€)

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Dans un village que la dépopulation condamne à disparaître, une lueur d’espoir naît : Keita, un agriculteur du coin, a créé une nouvelle espèce de figues qui fait sensation dans tout le Japon grâce aux recommandations d’une star du web ! Avec la couverture médiatique, l’économie locale repart. Keita espère que ce renouveau permettra de rouvrir l’école, ce qui pourrait convaincre sa femme partie à la grande ville de revenir avec leur fille.
Mais la paisible bourgade voit son quotidien bouleversé par l’arrivée d’un inconnu à la mine patibulaire, Mutsuo Suzuki. Il dit vouloir travailler comme journalier, seulement son attitude bravache et ses mensonges évidents inspirent la méfiance. Les doutes de Keita se confirment quand son meilleur ami lui apprend qu’il a reconnu l’étranger : condamné il y a plusieurs années pour une affaire de harcèlement et de meurtre, c’est un criminel fraîchement sorti de prison ! Que faire s’il s’installait dans la région ?

Tetsuya Tsutsui tient une place particulière dans le catalogue de son éditeur. C’est en effet, à ma connaissance, l’un des premiers auteurs à avoir entamé une collaboration directe avec Ki-oon, sans intermédiaire nippon. Dès lors, la sortie de ses titres ne sauraient s’effectuer qu’en grande pompe ! Poison City et sa double-publication (aux formats classique et Latitudes), Prophecy et son coffret… le mangaka est toujours mis à l’honneur, et ça fait plaisir à voir !
Pour ma part, je suis plus mitigé quant à son travail. Hormis Poison City, que j’adore, et peut-être Manhole et ses ambiances mortifères obsédantes, ses mangas me passent un peu au dessus de la tête. Reste que je leur donne toujours une chance, et que Noise ne fera pas exception à la règle (d’autant que connaissant l’auteur, ça risque de faire moins de 5 tomes) ! Le premier chapitre, disponible dans le Ki-oon Mag paru en début d’année, installait une ambiance ambiguë, de par le contraste entre le cadre rural tranquille et le caractère tangiblement dangereux de l’antagoniste, entouré de mystères. À voir, donc, mais une lecture qui se fera sans trop en attendre (je prends le risque d’être surpris) !


Le Rêve de mon père (Editeur: Kana / Sortie: 7 Septembre  / Série finie en 3 tomes / 12,60€)

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Shigeo est un élève très studieux qui vit seul avec sa mère. Alors que les vacances d’été débutent, il est contraint d’aller vivre chez son père, Hanao. Ce dernier est un trentenaire qui a quitté le foyer pour devenir joueur de base-ball professionnel dans l’équipe des Tokyo Giants. Tout oppose ce père rêveur qui est resté un grand enfant et son fils, plus terre-à-terre, qui ne pense qu’à ses études. Finalement, il se pourrait bien que Shigeo découvre que l’apprentissage de la vie ne se fait pas qu’à l’école…

Invité d’honneur de la prochaine édition du FIBD, Taiyou Matsumoto est à l’honneur cette année ! Après la parution de Zero, chez Pika Graphic, le mangaka de Sunny et Amer Béton rejoint le catalogue de Kana avec une autre œuvre de jeunesse : Le Rêve de mon père. Une occasion inespérée de découvrir plus en profondeur un pan de carrière qui se sera décidément fait attendre par chez nous, et qui semble aborder avec sensibilité l’enfance, la famille, et le sport, avec la délicate  poésie qui sied si bien à l’auteur. Mon attente du mois, assurément.


Encore une nuit blanche ! (Editeur: Boy’s Love IDP / Sortie: 10 Septembre  / Série finie en 3 tomes / 7,95€)

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Suivez le quotidien de Rikiya qui va être chamboulée par l’arrivée d’un ravissant démon. On suit avec plaisir leur cohabitation forcée et la façon dont celle-ci et les épreuves qu’ils vont devoir traverser vont les changer…

Convaincu par le sympathique Et Demain, ça sera quoi ?, seul titre de l’autrice à mon actif, j’entends bien essayer sa nouvelle série (avant d’avoir le budget pour me procurer ses plus anciennes parutions). Je suis curieux de voir de quelle manière la mangaka parviendra à combiner sa légèreté sensuelle aux accents fantastiques suggérés par le synopsis ! Puis son trait me fait fondre… alors pourquoi se priver ?


La Fleur et le vampire (Editeur: Boy’s Love IDP / Sortie: 10 Septembre  / One-Shot / 7,95€)

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Dans ce monde où humains et vampires cohabitent en paix, Yayoi éprouve des sentiments pour Chitose Hyûga, un vampire au sang pur de sa classe. Succombant au charme du vampire en question, Yayoi le laisse se nourrir de son sang. Sentir ses crocs se planter dans sa chair et sa langue courir délicatement sur sa peau ne le laisse pas indifférent même si, pour Chitose, le jeune homme ne représente rien d’autre que « son repas »…

Mon plus récent coup de cœur boy’s love (sur lequel je reviendrai lors d’un prochain article) mettait lui aussi en scène des vampires. Il faut croire que j’ai un faible pour les récits s’appropriant cette figure. Et on a jamais assez de romances fantastiques !


Rêve de coucou (Editeur: Boy’s Love IDP / Sortie: 10 Septembre  / Série finie en 2 tomes / 7,95€)

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Depuis des années, Natsuka est amoureux de son ancien camarade d’école, Hakushima. Mais son amour a toujours été à sens unique, et Natsuka n’a jamais osé lui avouer son homosexualité de peur de perdre également son amitié. Pour échapper à ses sentiments persistants, il fréquente quelqu’un d’autre, un garçon de son âge nommé Seno, qu’il ne voit que pour le sexe.
Mais lors d’un accident, Hakushima et Seno tombent tous les deux dans le coma. Natsuka attend avec impatience le réveil de Hakushima, mais c’est Seno qui reprend conscience en premier… jurant ses grands dieux qu’il s’appelle Hiro Hakushima !
L’amour de Natsuka pour Hakushima va-t-il au-delà du corps que celui-ci occupe ? Quel futur peut bien les attendre ?

Un choix beaucoup plus superficiel : c’est ici la beauté des couvertures qui m’attire. Le trait de l’autrice est tout en nuance, clair et expressif, et dégage une mélancolie qui, si elle s’accorde avec un récit dans le même ton, a tout pour me plaire ! Le synopsis m’évoque celui de Dans l’Intimité de Marie, quand bien même le titre n’arpentera sans doute pas le même chemin.


Détonations (Editeur: Pika / Sortie: 12 Septembre  / Édition en 2 tomes  / 20€)

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Satoru accepte la proposition d’un yakuza de l’achever en échange de cinq millions de yens. Des mafieux ne tardent pas à le poursuivre dans l’espoir de lui ravir sa fortune

La collection Graphic de Pika a décidément le nez fin quand il s’agit de dénicher les bons auteurs (beaucoup moins quand vient le temps de les promouvoir…). Tsutomu Takahashi est un mangaka dont j’aime le côté brut, non sans profondeur. De quoi tenir un peu avant d’un jour craquer pour Bakuon Rettô


L’auto-école Moriyama-chu (Editeur: Le Lézard Noir / Sortie: 20 Septembre  / One-Shot  / 13€)

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L’Auto-école Moriyama-chû (Moriyama-chû kyôshûjo) évoque les déboires d’un jeune homme apathique qui s’éveille aux autres grâce aux marginaux qui fréquentent une auto-école non-homologuée.

Comment dire non à une nouvelle dose de Keiko Shinzo ? Difficile pour moi, tant l’auteur n’a de cesse de s’imposer, selon moi, comme l’un des plus grand de sa génération (même s’il est encore tôt pour le dire). Une œuvre qui s’annonce d’ores et déjà humaine, touchante, et, si l’on s’en fit à ce que l’on entraperçoit dans la nouvelle en lien disponible dans Holiday Junction, assez tragique.


Errances d’Emanon (Editeur: Ki-oon / Sortie: 20 Septembre  / One-Shot / 15€)

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Son nom ? Emanon, ou “no name” lu à l’envers… Elle voyage seule et sans but apparent.

Souvenirs d’Emanon avait été l’un de mes gros coup de cœur de l’année passée, et il me tarde de découvrir comment l’auteur parvient à renouveler et à approfondir les histoires et le vécu de son héroïne, sinon même son propos et son univers tout entier. Je dois dire que j’ai quelques appréhension, et j’espère que Tsuruta ne tombera pas dans la redite (thématique, stylistique, artistique…).


La Fille du temple aux chats (Editeur: Soleil / Sortie: 26 Septembre  / Série en cours avec 8 tomes / 7,99€)

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Gen décide de quitter son cocon familial et d’intégrer un lycée à la campagne où il a vécu étant tout petit. Il retrouve sa grand-mère et s’installe dans le vieux temple où vit déjà Chion, une jeune femme d’une vingtaine d’année. Cette cousine éloignée a pris la succession de la grand-mère et garde un excellent souvenir de Gen, enfant. Leur complicité enfantine aurait-elle survécu à toutes ces années ?

Un manga détente, mignon et touchant comme il en faut quelques-uns. Mais je dois dire que celui-ci est particulièrement bien gratté, et que c’est cela qui m’a attiré en premier lieu ! À noter que l’auteur prêtait déjà sa plume au scénariste Mihiro sur le manga Nude, que la (mauvaise) réputation précède. Un style radicalement différent, donc, mais on ne peut plus tentant !


Ginza Neon Paradise (Editeur: Taïfu / Sortie: 27 Septembre  / One-Shot / 8,99€)

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Trois ans ont passé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais Aoi n’a toujours aucune nouvelle de son ami d’enfance parti au front : Takahito. Pourtant, un soir comme tant d’autres, un homme apparaît à l’entrée du club qu’il fréquente. Cette silhouette qui lui semble si familière n’est autre que Takahito. D’abord surpris, Aoi ne peut contenir sa rage quand ce dernier lui dit avec un certain détachement qu’il est rentré il y a de ça deux ans, mais qu’il n’a pas trouvé le temps de prévenir ses proches. En l’espace de quelques secondes, Aoi laisse alors éclater toute la souffrance qu’il a dû supporter durant ces deux dernières années. Qu’est-il arrivé à son ami après la guerre ? Pourquoi il n’a donné aucun signe de vie ? Désormais, Aoi veut des réponses aux nombreuses questions qui le tiraillent.

Il me semble ne pas avoir croisé de boy’s love se déroulant au sortir de la Seconde Guerre mondiale, et cela suffit déjà à attiser ma curiosité concernant Ginza Neon Paradise ! Cette romance sur fond de thriller semble mêler les genres de manière efficace, et offrir un bon moment d’émotion ! À voir en septembre…


Mon Père alcoolique et moi (Editeur: Akata / Sortie: 27 Septembre  / One-Shot / 9,65€)

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Mariko est aujourd’hui autrice de mangas. Mais sa vie n’a pas été facile : élevée dans un foyer peu aimant, entre un père alcoolique et une mère embrigadée dans une secte, elle a dû grandir trop tôt… Découvrez dans son autobiographie comment, de la petite enfance jusqu’à sa vie d’adulte, elle a lutté quotidiennement pour trouver sa place dans ce monde. Mariko Kikuchi raconte donc sa vie, son quotidien, de la petite enfance jusqu’à aujourd’hui. Au détour de la question de l’alcoolisme, de nombreuses autres thématiques seront abordées ou évoquées, de manière plus ou moins approfondies : violences faites aux femmes, société patriarcale, hypocrise du monde des adultes, pression sociale pour faire des enfants, dérives sectaires, déni, enfermement psychologique, culpabilité… et pardon ?

Le handicap, l’homosexualité, la transidentité, l’asexualité, le féminisme : Akata  semble habitué aux mangas sociaux, et propose ici une œuvre d’apparence résolument unique, puisqu’abordant un sujet peu souvent croisé (sinon jamais aussi frontalement) dans le manga : l’alcoolisme. La profondeur thématique vendue par l’éditeur semble se heurter à la simplicité du trait, presque mignon (ce n’est pas quelque chose qui me dérange en soi, et je salue l’audace d’une telle publication… comme quoi, on peut envisager de publier des titres visuellement en marge des stéréotypes artistiques… hein ? hein ?). Difficile de se prononcer dès maintenant. J’ai tendance à être très déçu des « critiques sociales » japonaises, qui à mon goût ne vont jamais assez loin dans ce qu’elles explorent ou dénoncent (un exemple récent avec L’Art de la vulve, une obscénité…). Et c’est bien dommage (on manque de véritables œuvres militantes, riches et profondes !!).


Nous voilà donc avec un total astronomique de… 6 nouvelles séries et 6 one-shots, soit 12 nouveautés en tout ! C’est encore et toujours beaucoup trop ! D’autant que septembre ne semble pas être le mois des fins de série (puisque je n’en ai pour ainsi dire aucune).


Qui plus est, je garde ces quelques autres titres sous la main…


Enfin, voici une sélection des suites de série que j’attends avec le plus d’impatience !


Merci à toutes et tous de m’avoir lu ! Je vous retrouve très vite pour revenir sur quelques-unes de mes lectures estivales ! Le planning est si chargé que je peine un peu à suivre le rythme sur le blog…

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