Bilans mensuels·Manga·Non classé

BILAN JUIN 2018

Bonjour à toutes et à tous !
Juillet pointe le bout de son nez, et voici venue l’heure du bilan pour juin. Un mois qui, pour ma part, fut riche en nouveautés et en lectures de qualité !


  • Achats :

Mon mois de juin fut bien trop chargé côté achats, puisque pas moins de 69 mangas ont rejoint ma pile à lire !!

J’ai donc craqué pour pas moins de 10 premiers tomes et 6 one-shots ! Si dans le lot beaucoup étaient au programme, j’ai aussi succombé à quelques légers écarts (euphémisme), en me procurant, par exemple, Le Chant d’Apollon (quand on tombe dans Tezuka, difficile de ne pas vouloir tout dévorer au plus vite), les premiers tomes de Vertical (motivé par mon coup de cœur pour Blue Giant), l’anthologie Sex & Fury (qui ne sera à priori par réimprimée une fois les derniers exemplaires écoulés)… Toujours est-il que quand bien même j’arriverai toujours à me trouver des excuses, c’est beaucoup trop (et oui, je dis ça tous les mois, je sais…) ! (Et oui, il y a beaucoup trop de parenthèses dans ce paragraphe !).


  • Lectures :

Qui plus est, étant donné que je n’ai lu « que » 48 mangas, ma pile à lire grandit encore ! Bon, pour une période d’examen, lire autant (et surtout de tels pavés), c’est déjà plus que très bien. Quoi qu’il en soit, mon mois de juin fut rythmé par d’excellentes lectures, auxquelles s’ajoutent même quelques coups de cœur !

Je poursuis mon marathon Hunter x Hunter, qui avance à son rythme en raison de nombreuses autres lectures. En juin, j’ai pu profiter des tomes 14 à 23, soit tout l’arc Greed Island et près de la moitié de l’arc Kimera Ants… et j’adore toujours autant, sinon de plus en plus ! Togashi introduit toujours plus d’éléments et de personnages fascinants à son univers, qui n’a de cesse de s’étendre. Si les phases d’entrainement de l’arc Greed Island souffraient peut-être de quelques longueurs (une impression peut-être due à la densité de certaines explications techniques), tout le reste est à mon sens assez irréprochable. Sont distillées insidieusement au fil des tomes quelques bribes d’indices quant à la quête principal de Gon, à savoir retrouver la trace de son père, sans que cela ne vienne perturber ou amoindrir l’impact des fils narratifs annexes, en l’occurence celui de l’arc Kimera Ants. Ce dernier est sans doute le plus ambitieux jusque alors. En plus d’être le plus long de la série, l’auteur prend des risques en y sacrifiant de nombreux personnages et en optant pour un ton encore plus mature et violent qu’auparavant. J’apprécie également la façon dont le mangaka fait évoluer ses personnages, n’hésitant pas à laisser Gon et Kirua sur la touche pendant plusieurs tomes au profit de figures plus secondaires, toutes assez bien écrites (sans même parler de Kurapika et Léolio, absents depuis une bonne dizaine de tomes). C’est encore une fois un parti pris des plus audacieux, mais le récit est si captivant et les personnages si intéressants que l’on est content que l’auteur en développe le plus grand nombre. Mené d’une main de maître, l’arc Kimera Ants est donc l’un des plus fascinants qu’il m’ait été donné de lire dans un shonen d’aventure. Je compte bien me mettre à jour sur la série au cours du mois de juillet ! Je vous en reparlerai donc le mois prochain !

Ultime titre de Natsume Ono à hanter ma pile à lire depuis de nombreux mois (sinon quelques années), Gente fut un vrai coup de cœur, comme toujours avec cette autrice. Il s’agit là d’une sort de spin-off à Ristorante Paradiso, puisque l’on y retrouve les personnages du one-shot quelques années avant les évènements de celui-ci (du moins dans le premier tome) dans d’autres instants de vie résolument touchants. Les personnages gagnent à être explorés plus en profondeur, et apparaissent plus humains et attachants encore (leur rôle dans le one-shot était en fait assez secondaire). Ici, on prend le temps de mieux connaitre les membres de la Casetta Dell’Orso, au travers de leurs doutes, joies et peines quotidiennes, toujours superbement dépeintes par une Natsume Ono à la plume sensible, cassante et contrastée. Tant l’écriture que la mise en scène débordent de finesse et d’élégance, et chaque chapitre renferme de nombreuses nuances et participe à la construction d’un tout thématique et émotionnel cohérent. On ressort de ce triptyque apaisé… mais surtout avec l’envie de retrouver au plus vite la mangaka par chez nous (et en dépit de très nombreux inédits, c’est loin d’être gagné).

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Juice, le nouveau titre de Art Jeeno (Now), fut lui aussi une excellente lecture. Quand bien même ce premier tome est très différent du précédent travail de l’auteur (muet, et bien plus expérimental et surréaliste), je l’ai tout autant apprécié. On y suit le quotidien maussade d’un trio d’adolescents thaïlandais, croqué avec tendresse et chaleur par le dessinateur qui sait jouer avec les tons et les couleurs pour installer des ambiances saisissantes. Animé, expressif et détonant, le petit groupe de jeunes déborde de vie, et ne peut pas laisser insensible le lecteur. La narration, quelque peu saccadée, peut laisser une impression d’hasardeux ou de déstructuré qui renvoie à l’égarement des acteurs du récit; et certaines petites envolées lyriques tranchent avec le réalisme de l’œuvre. Juice touche donc un peu à tout, et le fait bien. Ouvrage musicalement très référencé (puisque la musique tient la place toute particulière d’exutoire pour les jeunes, un peu par défaut), cette BD a tout pour plaire aux amateurs de tranche-de-vie sociale.

Thématiques similaires pour traitements incomparables, Blue Corner et Zero, les deux derniers coups de poing en date de la collection Graphic de Pika, furent eux aussi deux immenses coups de cœur. Établir un parallèle entre les deux œuvres n’est d’ailleurs  pas si évident qu’il n’y paraît, mais chacune s’inscrit dans les débuts de grandes carrières. Je suis heureux d’avoir enfin véritablement aimé un récit de Jirô Taniguchi, et d’avoir pu profiter de son trait de jeunesse, plus riche, vif et lyrique que celui de ses derniers travaux (quand bien même il a aussi son charme). Zero nous amène lui aussi du côté du Matsumoto des débuts, et l’on sent des aspirations thématiques et visuelles similaires à celles que l’on retrouve, à un tout autre niveau, dans Amer Béton, par exemple. Un récit tout en puissance, porté par un protagoniste fascinant, qui offre aussi son lot de planches d’anthologie. Deux incontournables de la collection !

Au mois de juillet, j’ai enfin pu découvrir Osamu Tezuka, le dieu du manga, ou tout du moins l’un de ses principaux instigateurs. Les rééditions proposées par Delcourt/Tonkam à l’occasion des 90 ans de l’auteur sont de toute beauté, et font office d’excellente porte d’entrée à l’univers du mangaka, via quelques-uns de ses récits les plus cultes. Si j’ai absolument adoré les deux séries, j’ai une légère préférence pour Ayako, qui m’a peut-être plus touché. Reste que la publication simultanée des deux œuvres fait sens, puisque que historiquement, elles se suivent (L’Histoire des 3 Adolf ayant lieu avant et pendant la seconde guerre mondiale, et Ayako juste après). Les récits dépeignent à merveille l’une des époques les plus tristement passionnantes du siècle dernier. La grande histoire se mêle superbement aux petites.

Et au milieu de tout ça, plein d’autres sorties toutes aussi géniales ! J’en profite pour mentionner Kiss me at midnight, la nouvelle série de l’autrice de Close to Heaven, qui fut une vraie bonne surprise (alors que je n’en attendais pas grand chose !).


  • Blog :

Si mon rythme de lecture n’a pas trop souffert du BAC, mon rythme de publication, lui, un peu. J’ai tout de même pu vous proposer 5 articles, dont je vous glisse les liens ici ! De nombreux écrits sont d’ores et déjà en préparation pour juillet. Je réfléchis notamment à une série d’articles un peu particulière, qui devrait paraître d’ici quelques semaines !

Bilan mai 2018.
Découverte manga #46 – Blue Giant.
Et la suite ? #28 – Banale à tout prix, Fire Punch, Le Couvent des damnées.
Découverte manga #47 – Moriarty.
Et la suite ? #29 – Close to Heaven, Smokin’ Parade, Space Brothers.


Voilà tout pour ce bilan !
Et vous, qu’avez-vous lu le mois dernier ?

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3 commentaires sur “BILAN JUIN 2018

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