Et la suite ?·Manga·Non classé

ET LA SUITE ? #29 – CLOSE TO HEAVEN, SMOKIN’ PARADE, SPACE BROTHERS

Bonjour à toutes et à tous !
Aujourd’hui, je reviens sur trois de mes dernières lectures, pour le moins radicalement différentes !


  • Close to Heaven #5
Fiche Technique

Autrice : Rin Mikimoto

Type : Shojo

Genre : Romance/Drame/Tranche-de-vie

Éditeur VF : Pika

Nombre de tomes parus : 5 (9 fini au Japon)

Prix : 6,95€

Depuis la déclaration d’amour de Kira, Nino est aux anges. Seulement, l’attitude distante du jeune homme crée un malentendu entre eux, bientôt dissipé lorsque Kira avoue à Nino qu’il se retient en fait de la toucher par peur de ne plus pouvoir se contrôler. Désirant que sa petite amie en sache plus sur lui, Kira propose à Nino de l’accompagner à l’un de ses nombreux examens médicaux. Là, la jeune fille tombe sur Rei, une amie de Kira, qui va mettre ses nerf et sa foi en son amour à rude épreuve. Nino commence à douter d’elle-même…

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Close to Heaven est un titre qui, en dépit de débuts un brin trop poussifs à mon goût, a su prendre son envol et s’imposer comme une lecture très attachante. Nino et Kira sont maintenant en couple, et ce volume se concentre sur les premiers pas de leur nouvelle relation, avec tendresse et bienveillance. Le récit est rythmé par de fréquentes scènes intenses très bien écrites qui apportent en dynamisme à cette romance sans en dénaturer l’émotion.

Mais cette redéfinition de leur relation sèmera le doute entre les deux amoureux. Les intentions et sentiments de Kira peinent parfois à être lus par la jeune fille, qui interprète mal certains gestes de son partenaire. De plus, une possible rivale, semblant partager un passif particulier avec Kira, fait son apparition. C’est donc avec une élégante simplicité que Rin Mikimoto poursuit l’aventure douce-amère de nos deux héros, qui, sans jamais trop en faire, évolue de telle sorte qu’elle peut difficilement lasser. L’autrice explore les difficultés de la communication et les craintes qu’elle engendre souvent en esquivant les quiproquo trop improbables.
Si l’aspect candide de certains passages est accentué par le trait rond et les trames pétillantes de la mangaka, transparait aussi une certaine maturité dans l’écriture des personnages et dans l’évocation de certaines situations assez adultes (la sexualité, par exemple, tenant toujours une place de choix dans les œuvres de l’autrice, dont la carrière fut marquée par l’écriture de boy’s love et de romances un poil osées).

Le personnage de Yabe connait aussi connait aussi certaines évolutions intéressantes dans ce volume, et semble progressivement s’émanciper de son rôle initial de bête élément perturbateur. Sa relation avec Kira est toujours aussi intéressante, et j’attends de voir la conclusion qui lui sera réservée.

Seul petit point noir persistant, le personnage de Prof, cet oiseau insupportable, touche fantastique dont n’avait absolument pas besoin le récit, et qui se fait très gênante dans les moments intimes ou dans les scènes dramatiques. Je ne comprends vraiment pas ce que l’autrice a voulu apporter avec ce personnage (sans doute un ton plus léger), mais ce qui est sûr, c’est que chacune de ses interventions agace, et que le récit se porterait mieux sans lui.

En conclusion, et si cela sera sans doute amené à changer, Close to Heaven fait pour le moment office de lecture feel-good, le drame laissant place à des tranches de vie touchantes et amusantes. Une très belle romance dont je ne peux que vous recommander la lecture !


  • Smokin’ Parade #3
Fiche Technique

Auteur.ice.s : Jinsei Kataoka/Kazuma Kondô

Type : Shonen

Genre : Action/Fantastique

Éditeur VF : Kana

Nombre de tomes parus : 3 (5 en cours au Japon)

Prix : 7,45€

Les Jackalope ont découvert que les Sickaggra se cachent dans une usine d’Amenotori et décident alors de s’y rendre, sous le commandement de Shiba. Mais ce qui attend Yôkô et ses amis là-bas semble être un piège mortel que les Sickaggra leur ont tendu…
Que la bataille des monstres commence !

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Ma chronique du tome 1.
Ma chronique du tome 2.

Changement de registre radical avec Smokin’ Parade, qui offre un troisième volume bourré d’action ! C’est l’heure du face à face pour les Jackaloppes et les Sickaggra, qui se livrent à un affrontement de masse, qui occupe une bonne partie du volume. Si son écriture est efficace, et se joue plus d’une fois du lecteur, celui-ci arrive peut-être un peu trop tôt dans le récit. Le lecteur n’a en effet pas eu le temps de s’attacher à la majorité des acteurs du récit, et est ainsi peu concerné par leur sort. Je pense notamment à certains personnages au destin tragique, dont on nous fait sentir que la mort devrait nous émouvoir, mais nous laisse au final assez impassible (la réaction très puissante de Yôkô semble d’ailleurs presque exagérée, puisque lui aussi vient tout juste de rejoindre cet univers, et ne devrait pas être le plus ému par la mort de ses nouveaux camarades). Par ailleurs, si les Sickaggra ont droit à une scène de flashback revenant sur leur origine, ceux-ci manquent encore d’humanité. J’attends donc que le manga, tout en conservant son atmosphère électrique, s’attache à développer davantage certains personnages par la suite (comme c’était le cas dans Deadman Wonderland).

Passé ce petit bémol, la lecture reste des plus divertissantes. Les combats sont habités d’une tension captivante, et laissent longtemps le lecteur incertain quant à leurs résolutions. On a vraiment le sentiment que rien n’est gagné d’avance, tant les auteurs prennent soin de renverser fréquemment la situation, et de laisser planer le doute quant aux stratégies des deux groupuscules.

Un personnage disparu revient sur le devant de la scène, ce qui n’étonnera pas les amateurs du genre, mais est fait avec assez de subtilité pour titiller l’intérêt du lecteur. Au final, les auteurs nous abandonnent sur plein de questions, quant à la nature réelle de Yôkô ou au destin de certains personnages, qui donnent aisément envie de découvrir la suite. J’attends juste de l’œuvre qu’elle gagne en ambition, et s’attelle plus sérieusement à développer ses acteurs et thématiques. Il y a toutefois, au vu des dernières pages, de bonnes raisons de croire que cela arrive !


  • Space Brothers #23
Fiche Technique

Auteur : Chûya Koyama

Type : Seinen

Genre : Comédie/Science-Fiction/Tranche-de-vie

Éditeur VF : Pika

Nombre de tomes parus : 23 (33 en cours au Japon)

Prix : 8,05€

Alors que sa mission de capcom touche à sa fin, Mutta amorce un tournant décisif dans sa carrière. Ses camarades les plus proches sont, eux aussi, sur le point de partir pour l’espace, à commencer par Serika et Ena pour qui l’heure est arrivée de prendre place à bord d’Orion !

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Ma chronique du tome 20.
Ma chronique du tome 22.

Plus que jamais, Space Brothers est un récit choral dans lequel on prend plaisir à suivre le parcours de chaque personnage. Serika s’apprête à réaliser son rêve de toujours, en compagnie de son amie Ena, puisque toutes deux semblent enfin accéder à l’ISS. Ainsi, tout un pan de ce volume leur est dédié. Quelques bribes du passé d’Ena, notamment, nous apparaissent enfin au travers de souvenirs riches en émotion. Chûya Koyama se montre toujours aussi brillant pour ce qui est d’écrire des personnages tout sauf monolithiques, et parvient à en approfondir encore davantage le caractère et l’histoire, même après 23 volumes consacrés à leur exploration. Personne n’est abandonné, et chacun suit sa route, se frayant parfois un chemin jusqu’au lecteur, alors heureux de le retrouver pour quelques chapitres.

En parallèle, Mutta aussi réalise un objectif, somme toute plus dérisoire (quoique symboliquement très fort) : apparaitre sur une poster de la NASA présentant ses missions les plus prestigieuses en parodiant pochettes d’albums et autres affiches de films cultes… L’occasion pour l’auteur de donner de l’amplitude à son humour décalé et au caractère unique du protagoniste. Celui-ci est quelque peu en retrait dans ce volume, comme le suggère la couverture, et a droit à un peu de répit. Toutefois, la conclusion suggère que rien n’est acquis à notre héros, à qui le destin a une nouvelle fois décidé de mettre des bâtons dans les roues…

Au travers des aventures de Mutta et de ses deux camarades est mise en avant la dimension héroïque et inspirante des astronautes. Dans leurs flashbacks respectifs, Serika et Ena sont tantôt présentées comme des modèles, tantôt comme des héroïnes qui viennent en aide, parfois malgré elles, à ceux qui les entourent. Enfin, les affiches icônisent les astronautes, tentent de parler au plus grand nombre et de créer des vocations. Les histoires sont donc presque imperceptiblement liées par les thèmes qu’elles explorent, ce qui confère au volume un sentiment d’unité en dépit de nombreux fils narratifs.

Je n’aime pas me répéter, mais Space Brothers ne se théorise pas, il se ressent. Chaque tome est une bouffée d’air frais, un segment unique d’une épopée tranquille à la poésie sensible et aux personnages fascinants. Un manga positif, sincère et tout simplement beau. À découvrir de toute urgence…


Voilà tout pour aujourd’hui !
N’hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ces volumes si vous les avez lu, ou bien simplement de cet article !
Quant à moi, je vous retrouve très vite !

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