Bilans mensuels·Manga·Non classé

BILAN MAI 2018

Bonjour à tous et à toutes !
Je vous retrouve aujourd’hui pour dresser le bilan de mes achats, lectures et publications du mois de mai ! Au programme, mes (courts) avis sur Hunter x Hunter, Le Monde de Ran, et plein d’autres beaux mangas !


  • Achats :

Au cours du mois dernier je me suis procuré 63 nouveaux mangas, du fait d’un certain laisser-aller du côté de l’occasion.

Parmi ces volumes, 16 premiers tomes et 7 one-shots ! Heureusement pour moi, mon argent et ma pile-à-lire, il y a beaucoup de séries courtes, complètes, ou à parution irrégulière (notamment en ce qui concerne les boy’s love). En juin, j’entends bien m’en tenir aux nouveautés du mois. C’est une exigence qui devient plus que nécéssaire !

  • Lectures :

J’ai lu 60 mangas au cours du mois de mai, parmi lesquels…

les 13 premiers volumes de Hunter x Hunter, que j’ai dévorés en à peine quelques semaines ! J’ai longtemps repoussé la découverte de ce classique de peur d’en être déçu comme c’est souvent le cas avec les récits du genre. Mais ici c’est tout le contraire, puisque je suis en train de devenir fan de ce manga à l’univers foisonnant, aux personnages touchants et fascinants et aux intrigues matures et captivantes. Les arcs narratifs ne trainent pas plus que nécéssaire, ce qui maintient un sentiment de découverte constante de l’univers et de ses enjeux qui n’ont de cesse de s’approfondir sans pour autant faire sombrer le lecteur dans une sensation d’étendue infinie tout compte fait très factice et contraignante, comme c’est le cas dans de trop nombreux shonen, et qui n’aurait pas sied aux ambitions de l’œuvre.
Il est rare que je m’attache aux protagonistes d’un manga, mais ceux de Hunter x Hunter, et notamment le quatuor de tête, sont indéniablement l’une des plus grandes forces de l’œuvre. Chaque personnage bénéficie à un moment ou à un autre d’une mise en avant permettant au lecteur de s’attacher à lui, et témoignant des capacités d’écriture incroyables de l’auteur, qui non content de proposer un titre à la narration vive et inédite (très inspirée du jeux-vidéo), en soigne les acteurs. Par exemple, Gon, le personnage principal du manga, est de prime abord attachant de part sa candeur et sa ténacité, puis gagne en profondeur au fil des volumes, dévoilant un visage plus contrasté et vivant. Les personnages trouvent de fait leur humanité dans le traitement de leur évolution : ils sont des processus, des sujets (par opposition aux objets fixes que sont les personnages de… One Pièce par exemple, qui passée leur intégration dans le récit souffrent d’un développement trop minime).

En parallèle de ma lecture du manga, je regarde son adaptation animée de 2011 (la seconde, donc), très honnête, sans pour autant prétendre à l’excellence du support papier. Si le rythme est pour une fois dynamique, ce qui n’est une évidence pour une adaptation de série fleuve, je trouve le rendu un peu trop lissé. La patte de Togashi confère au manga une dimension que n’acquiert pas son adaptation (et à laquelle, de fait, elle ne peut pas accéder). On est donc sur un copier/coller du manga, qui a pour lui ses excellentes OST, très atmosphériques, et des scènes d’action fluides qui dégagent vraiment quelque chose et ne manquent pas d’impressionner (mais quitte à découvrir Hunter x Hunter, préférez toujours le manga).

En conclusion, je suis absolument conquis par l’œuvre de Togashi dont je poursuis la lecture en ce moment même, celle-ci se bonifiant de volume en volume !

En mai, j’ai également repris et achevé ma lecture du Monde de Ran de Aki Irie (mangaka dont je vous parlais déjà dans mon bilan de février au travers d’une critique rapide de son École Bleue), une série que j’avais abandonnée dans ma PAL depuis quelques mois (comme beaucoup d’autres, d’ailleurs…). Si l’univers, à l’instar des compositions graphiques riches et charmantes de l’autrice, est très séduisant et maintient le lecteur captif du récit, ce dernier est très maladroit et traine longtemps une narration bâtarde. Aki Irie est en effet habituée aux histoires courtes, ce qui se ressent indéniablement dans son écriture qui peine à développer un fil rouge solide, freinée par de trop nombreuses histoires annexes et souvent sans interêt qui viennent casser le rythme et la tension qu’essaye d’instaurer la mangaka, et ennuyer franchement le lecteur. Les personnages sont exécrables et hystériques, et alors que l’autrice essaye de mettre en avant des figures féminines fortes, actives et indépendantes, elle ne peut s’empêcher de romancer les agressions sexuelles que celles-ci (et notamment Ran qui, rappelons-le, est une enfant qui a la capacité de prendre les traits d’une adulte) subissent de la part de leurs homologues masculins.
De prime abord, mon avis sur Le Monde de Ran n’est donc pas des plus convaincants, et il serait sans doute resté aussi mitigé si je ne m’étais pas fait violence pour poursuivre ma lecture au-delà du quatrième volume. En effet, dès le tome 5, la série prend une dimension plus dramatique et renforce son scénario, qui devient plus dense, tragique et captivant. Si les personnages ne me deviennent pas plus sympathiques, je trouve quelques scènes d’une émotion à couper le souffle, notamment dans le dernier volume qui atteint des sommets de poésie, et conclut l’œuvre sur un message tendre et sincère.
En somme, difficile de vous recommander sans hésiter Le Monde de Ran quand bien même c’est au final une série que je retiendrai. Je vous encourage à vous faire votre avis à son sujet !

Je retiens également quatre one-shots aux tonalités différentes mais tous très touchants à leur manière.

http---blogs.c.yimg.jp-res-blog-0e-b2-champagne_cava-folder-1555900-35-65220835-img_7_m?1457184344.jpeg

Mimikaki – l’étrange volupté auriculaire, ou l’anthologie brillante d’un mangaka qui cherche et trouve au fil des histoires (la première datant de 2004 et figurant comme son premier projet publié) les thématiques et la narration qui seront au cœur de ses travaux jusqu’à aujourd’hui, La Cantine de Minuit en tête. Si l’on retrouve beaucoup de similitudes avec cette dernière série fleuve, se développe ici un rapport au corps très organique et sensuel, qui frôle le métaphysique dans des mises en scène hallucinées fascinantes. Un exercice de style inestimable.

Holiday Junction, ou le recueil doux-amer de l’émergeant Keigo Shinzo, qui s’inscrit décidément en figure phare de sa génération. Des histoires courtes poignantes et très sensibles, un ouvrage d’une grande richesse… Des fragments d’amoures et d’amitiés qui remuent et font écho à ces instants où le quotidien se brise et se reforme imperceptiblement. je ne vais pas me répéter, étant donné que j’en ai déjà parlé dans mes attentes pour le mois de juin ! Un livre que je vous encourage de tout cœur à aller découvrir !

All my darling Daughters, ou le manga féministe dont j’avais besoin en ce moment ! Je porte Fumi Yoshinaga en haute estime pour son Pavillon des hommes, un manga absolument merveilleux (sur lequel j’ai par ailleurs beaucoup de retard !). Avec ce one-shot choral s’axant sur des thématiques féministes, l’autrice s’inscrit dans une démarche résolument militante. All my darling daughters explore divers quotidiens de femmes de tous âge et de toutes conditions, au travers de leurs rapports entre elles, aux hommes, à un monde qui ne les veut pas toujours, les rejette, les enferme et leur impose des normes destructrices. Parfois poignant sans jamais trop en faire, le livre dépeint avec amertume mais aussi espoir le combat quotidien de femmes en quête d’émancipation. Enfin, discrètement, les accents militants de Fumi Yoshinaga s’étendent à d’autres sujets de société (sont effleurées les questions du traitement dans  des personnes en situation de handicap ou des minorités sexuelles), et c’est avec grand plaisir que je découvre que l’autrice est (au moins) sympathisante marxiste… bref, vraiment une personne formidable, à l’instar de ses mangas. J’ai presque envie d’en faire un article, tiens…

http---www.asahicom.jp-special-tezuka-anniv20th-images-pages-2013shinsei-yamamoto02Sunna Sunny Ann, ou le road trip le plus brillant de la décennie, mais surtout un portait de femme(s) formidable doublé d’une ode à la liberté. Exaltant, impulsif, vivifiant, lyrique, tragi-comique; visuellement hors-norme, avec un trait rond mettant en avant les formes et le mouvement, pouvant presque rappeler le peintre Matisse… un ouvrage emblématique de ce que permet le manga moderne, sans doute parmi ce qui se fera de mieux cette année.


  • Blog :

En mai, j’ai publié 10 articles sur le blog ! Je ne promets pas d’être aussi présent en juin, étant donné qu’avec le baccalauréat je risque d’être un peu pris ! Je vous laisse, comme d’habitude, la liste de mes dernières publications, que je vous invite à aller jeter un œil à celles qui pourraient vous intéresser !

Mes attentes pour mai 2018 !
Bilan avril 2018 !
Et la suite ? #26 – Fire Force, Prisonnier Riku, I am a hero
Découverte manga #43 – Le Secret de l’ange
Découverte manga #44 – Made in Abyss
Et la suite ? #27 – To Your Eternity, Éclat(s) d’âme, L’Étranger du Zéphyr
En mai, lis le boy’s love qui te plait !
Découverte manga #45 – Au grand Air
Rouge Éclipse – Lunaire et Solaire
Mes attentes pour juin 2018 !


Voilà tout pour ce bilan du mois de juin ! J’espère que celui-ci vous aura plu (parce que j’ai du le réécrire entièrement, c’est ça d’oublier de sauvegarder…)
À très vite sur le blog (ou ailleurs…) !

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2 commentaires sur “BILAN MAI 2018

  1. J’avais lu All my darling daughters il y a quelques années complètement par hasard (il était à 2 euros chez Boulinier) et je l’avais trouvé très touchant mais en le relisant adulte ça a vraiment été une claque, il faut vraiment que je lise Le Pavillon des hommes alors (le côté manga historique me tentait moyennement mais si c’est vraiment bien…)

    (Et je vois du Kei Toume sur ta bannière, ça me rend trop heureuse, j’ai l’impression de ne pas avoir entendu parler d’elle depuis des siècles, j’attends toujours la parution de ses mangas les plus récents en France)

    Aimé par 1 personne

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