Et la suite ?·Manga·Non classé

ET LA SUITE ? #22 – STRANGER CASE, BORN TO BE ON AIR, LAST HERO INUYASHIKI

Bonjour tout le monde !
Je vous retrouve une nouvelle fois pour vous donner mon avis sur 3 lectures récentes ! Au programme, deux suites de série et un dernier volume.


  • Stranger Case #2
Fiche Technique

Auteurs: Kyô Shirodaira/Chashiba Katase

Type: Shonen

Genre: Aventure/Fantastique

Éditeur VF: Pika

Nombre de tomes parus: 2 (7 en cours au Japon)

Prix: 6,95€

Une étrange apparition fait régner la terreur dans les rues… Ressemblant étrangement à une vedette décédée et armée d’une poutre d’acier, elle attaque les passants. Il n’en faut pas plus à Kotoko pour intervenir afin de régler cette affaire. Mais elle ne pensait pas tomber sur l’ex-petite amie policière de Kurô, qui est en charge de l’enquête !
L’ambiance est explosive et les combats contre le spectre déchaîné ne font que commencer !

stranger-case-2-pika

Ma chronique du tome 1.

Après un premier volume sympathique mais lacunaire, Stranger Case avait encore de la route à faire pour me satisfaire pleinement ! Et ce second tome, s’il se lit tout aussi bien que le précédent, n’aura pas lancé le récit pour autant…

Fort des solides bases déjà mises en place, les auteurs peuvent ici se concentrer pleinement sur l’enquête amorcée dans l’opus précédent. Celle-ci sera au cœur du volume, et malheureusement, pour ma part… je la trouve loin d’être captivante ! Autant l’univers et les personnages m’intriguent pas mal, autant je ne comprends pas pourquoi le manga s’égare dans cette enquête qui rame et ne fait pas trop sens… Vraiment le genre d’arc narratif qui se résoudrait très bien en un volume, grand maximum ! À force de diluer l’enquête, celle-ci piétine inutilement (et déjà qu’elle n’a rien d’extraordinairement impressionnant…).

Heureusement, les interactions entre les protagonistes, toujours aussi sympathiques à suivre, sauvent le lecteur de l’ennui ! Une nouvelle fois, on peut avoir l’impression qu’il ne se passe pas grand chose dans ce volume (et c’est peut-être davantage le cas que dans le précédent), toutefois, les dialogues sont si habilement menés que l’on ne décroche pas de la lecture ! J’ai par ailleurs trouvé très plaisante la mise en avant du tandem féminin, Kurô étant carrément absent de la première moitié du tome, et très discret dans la seconde (bon, par contre, on évite pas la rivalité féminine… mais ça reste appréciable).

Quand bien même Kurô est en arrière-plan de ce volume, des bribes de son passé nous sont révélées ! C’est ce genre de pistes que j’aimerais voir explorées plus en profondeur dans les prochains tomes, plus qu’une enquête un peu bidon sur un fantôme sans aura ni mystère (bon, j’exagère un peu, mais il y a tant d’éléments intéressants introduits que je regrette vraiment que l’on s’attarde sur cet arc narratif).

En somme, on attend encore de la série qu’elle se dynamise un peu. Très (trop ?) lent pour réellement captiver son lecteur, Stranger Case, porté par un trio de personnages sympathiques, reste une lecture relativement agréable qui satisfera les amateurs du genre. Pour ma part, il est encore trop tôt pour me positionner durablement concernant ce manga. Ce qui est sûr c’est que le prochain volume sera décisif !

13/20


  • Born to be on air ! #4
Fiche Technique

Auteur: Hiroaki Samura

Type: Seinen

Genre: Tranche-de-vie/Comédie

Éditeur VF: Pika

Nombre de tomes parus: 4 (4 en cours au Japon)

Prix: 8,05€

Minare s’apprête à lancer son émission attitrée, mais elle est convoquée par l’animatrice vedette de la station et se prend une volée de bois vert. Dans le même temps, l’auteur Kureko, dont Mizuho est amoureuse, pourrait bien quitter la radio de Moiwayama. Minare compatit pour la jeune fille au cœur brisé, mais en arrière-fond, un grand événement officieux se prépare entre les radios de Hokkaidô. Le destin de chacun se met en marche avec fracas !

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Minare est de retour sur les ondes après un pénible entracte de près d’un an ! Born to be on air !, avec ce quatrième volume plus intime, continue de me séduire et surtout de me faire rire !

Ici, Samura fait la part belle aux seconds rôles. Amoures naissantes, amitiés qui évoluent, de quoi faire un peu d’ombre à notre héroïne cynique et à son programme survolté ! Mais le manga n’en est pas moins captivant pour autant ! On en apprend plus sur Madoka, figure antipathique et très en retrait, qui gagne beaucoup en humanité et en profondeur au travers d’un échange arrosé avec l’apprentie présentatrice. Par la suite, chaque personnage secondaire a droit à un peu d’attention; les aspirations de jeunesse d’un Katsumi nostalgique, les sentiments plus cerné d’une Mizuho qui s’affirme, la situation difficile d’une Makie qui petit à petit trouve sa place dans le petit groupe: on se sent plus proche de chacun d’eux que jamais, à la fin de ce volume !

On va de scènette en scènette, en variant les tons et les ambiances, et en en apprenant chaque fois un peu plus sur les personnages et le milieu dans lequel ils évoluent. Chaque dialogue est un captivant débat, tantôt désopilant, tantôt plus sensible, tant et si bien que  l’on resort de cet opus avec le sentiment d’une lecture riche comme on en voit peu ! Mais au-delà des scènes à deux, la seule prestance de Minare face au micro suffit à faire lever le poil ! Les scènes d’enregistrement sont toujours aussi imprévisibles et hilarantes ! On est pas prêt de se lasser du jeune talent qui se révèle ici !

Mention spéciale à la couverture de toute beauté, mais surtout à la superbe traduction du B.L.A.C.K STUDIO, sans qui l’on aurait pu se sentir perdu, tant l’humour est parfois très référencé. C’est vraiment de l’excellent travail d’adaptation, pour une œuvre qui n’en méritait pas moins.

Born to be on air !, après près d’un an d’absence, n’a rien perdu de sa superbe, et se montre tout aussi hilarant qu’à ses débuts. Alors que Minare se fait progressivement sa place dans l’univers de la radio, les intrigues amoureuses qui s’amorcent autour d’elle laissent penser que l’auteur a plus d’un tour dans son sac et que nous ne sommes pas au bout de nos surprises ! Aussi, je vous encourage très fortement à découvrir ce titre si ce n’est pas déjà fait; en plus, d’ici la sortie du prochain volume, vous avez largement le temps de vous y mettre !

17/20


  • Last Hero Inuyashiki #10 (dernier tome)
Fiche Technique

Auteur: Hiroya Oku

Type: Seinen

Genre: Suspense/Fantastique

Éditeur VF: Ki-oon

Nombre de tomes parus: 10 (10 fini au Japon)

Prix: 7,90€

Filmé en train de sauver des blessés après la catastrophe provoquée par Hiro, M. Inuyashiki révèle enfin toute la vérité à sa famille… Loin de le rejeter, sa femme et ses enfants retrouvent au contraire une vraie complicité avec le vieil homme.
Mais tout cela est mis en péril lorsqu’un énorme astéroïde se rapproche dangereusement de la Terre… Les scientifiques sont formels : on ne peut rien faire pour l’arrêter, et la planète vit ses derniers jours ! M. Inuyashiki ne compte pas pour autant rester les bras croisés…

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Alors que j’en avais adoré les débuts, Last Hero Inuyashiki n’aura fait que me décevoir sur sa durée. Insipide, maladroit et souffrant d’un profond manque d’audace dans le propos et dans la forme, le manga d’Hiroya Oku aura tout de même su se conclure sur une note relativement positive.

J’ai mille choses à reprocher à Last Hero Inuyashiki, mais s’il n’est question ici que de ce dixième volume, alors je dois dire que sa lecture fut plutôt plaisante. Alors bien sûr, pas de quoi s’extasier: chaque retournement est prévisible au possible et certains passages d’émotion fonctionnent assez mal (d’autres très bien). Reste qu’émane de ces quelques chapitres une certaine force, bien trop absente des précédents volets. C’est notamment au niveau de la mise en scène qu’Oku aura su me toucher. Je retiens notamment certaines planches où l’on revient à quelque chose que j’aimais beaucoup au début de la série: les déformations corporelles et l’analyse du corps-machine. Une vision de la technique qui retourne à son essence au travers de quelques double-pages de toute beauté.

Je n’ai pas grand chose en plus à dire… En conclusion, Last Hero Inuyashiki s’offre un baisser de rideau plutôt convaincant, largement plus, en tout cas, que son développement ennuyeux et maladroit au possible. Une série que je ne retiendrai pas bien longtemps, et que je ne vous recommande pas spécialement. Je pense toutefois que si vous avez aimé Gantz, vous pourriez vous y retrouver ici (et si vous n’avez pas aimé Gantz, Last Hero Inuyashiki est nettement moins cru et un peu plus réfléchi, donc ça pourrait aussi vous plaire: à vous de voir).

14/20


Voilà tout pour aujourd’hui !
N’hésitez pas à donner votre avis concernant ces lectures ! Je serais notamment très curieux d’avoir l’avis d’un fan de Last Hero Inuyashiki sur ce final !
À très vite sur le blog (ou ailleurs…) !

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