Et la suite ?·Manga·Non classé

ET LA SUITE ? #20 – AREA 51, LES MÉMOIRES DE VANITAS, LES PETITES CONTEMPLATIONS

Bonjour à tous et à tous ! Vous connaissez la chanson, aujourd’hui encore je m’en vais vous présenter trois récentes lectures qui n’ont rien en commun si ce n’est leur excellence !


  • Area 51 #14
Fiche Technique

Auteur: Masato Hisa

Type: Seinen

Genre: Aventure/Policier

Éditeur VF: Casterman

Nombre de tomes parus: 14 (15 fini au Japon)

Prix: 8,45€

La guerre opposant les panthéons japonais et égyptien prend un nouveau tournant avec l’apparition d’un protagoniste aussi monstrueux que puissant. Le dénouement est proche et une fois de plus, l’Area 51 n’en sortira pas indemne.

Ma chronique du tome 12.

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Ne pas se fier au calme que laissent présager la couverture et la page couleur en début de volume, l’heure est venue pour Amaterasu de confronter Anubis, puisqu’il en va de la paix de l’area 51 ! L’auteur faisait monter la sauce en vue de ce féroce affrontement depuis déjà quelques volumes, autant dire que l’on était en droit d’attendre beaucoup de ce duel au sommet, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est servi ! McCoy cède le devant de la scène à son amante, sur qui pour quelques instants tout repose. La première partie du volume est donc dédiée à un face à face grandiose, sublimé par la puissance brute des jeux d’ombre fascinant du mangaka, qui sur fond d’un découpage dynamique et d’angles de vue qui rendent honneur au gigantisme des combattants, nous font bien sentir que le monsieur n’a plus a faire ses preuves.
Entre deux coups de poing bien placés, l’auteur s’attarde sur l’évolution de la relation entre McCoy et Amaterasu, ajoutant à la la rage un arrière-goût tragique. Une émotion qui n’a rien de pathétique tant elle est forte et vraie, et qui aboutit à quelques planches belles à pleurer.

Désolée ma chérie. Regarde-nous… Pike et moi on a plus de jus. Mais tu vas assurer. Tu vas éteindre cet incendie comme une reine.

Puis pouf ! Ni une ni deux, nous revoilà parti dans une nouvelle scènette du quotidien de McCoy, quelques temps après la bataille, avec pour seule transition une onomatopée et une page tournée. Cette absence de liaison après un tel moment d’émotion (au sein d’un même chapitre !) frustre d’abord, puis rétrospectivement parait aussi osée que sublime. Le personnage de McCoy garde son intimité et refuse de se laisser aller face au lecteur. Quelques péripéties (qui ne sont pas sans rappeler les premiers volumes, aux chapitres presque indépendants) nous mènent à ce qui sera certainement le dernier arc de la série: l’héroïne, plus en danger que jamais, touche à son but. Les dernières révélations commencent à tomber, et l’ultime bagarre s’amorce déjà: on a qu’une hâte, découvrir la conclusion de cette pépite avant de la relire d’une traite. Pour ma part, il me reste Jabberwocky à découvrir… et je l’espère, les inédits de l’auteur, si Casterman ose se mouiller et prolonger le plaisir.

Masato Hisa offre une nouvelle fois un volume de très haute volée, qui conclut à merveille l’arc narratif en cours ainsi que la relation entre McCoy et Amaterasu. Bluffant d’humanité, toujours aussi pop et classe, Area 51 touche à son crépuscule et pourtant brille plus que jamais.

heart-146466_960_720 19/20


  • Les Mémoires de Vanitas #4
Fiche Technique

Auteure: Jun Mochizuki

Type: Shonen

Genre: Aventure/Fantastique

Éditeur VF: Ki-oon

Nombre de tomes parus: 4 (4 en cours au Japon)

Prix: 7,90€

À peine revenus de l’Altus, Vanitas et Noé apprennent que des vampires ont disparu dans des circonstances inquiétantes… Heureusement, lors de ses investigations, Dante a réussi à arracher un bouton à un mystérieux assaillant. L’héritier de la lune bleue l’identifie tout de suite… c’est celui de l’escouade anti-vampires de l’Église !
Alors que nos héros s’infiltrent en pleine nuit dans le repaire des ravisseurs, ils tombent nez à nez avec un adversaire redoutable : Roland Fortis, l’un des capitaines des chasseurs, qui donne immédiatement l’alerte ! Parviendront-ils à se tirer de ce guêpier ?

Ma chronique du tome 1.

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Je vous avez promis de vous donner mon avis sur le troisième volume des Mémoires de Vanitas à sa sortie, et je n’ai pas tenu parole (quel lâche, je retourne me cacher). Aujourd’hui, je rattrape la faute (un peu) avec quelques lignes sur le quatrième, qui disons-le, surpasse assez les précédents (comme quoi, ça valait le coup d’attendre) !

Vanitas et Noé, arpentant les dédales, se retrouvent face à face avec Roland, capitaine des chasseurs ! S’en suit un jeu du chat et de la souris inventif et captivant, qui met à l’honneur les visuels propres et techniquement irréprochables d’une Jun Mochizuki qui, depuis Crimson Shell, est en constant progrès. Fluide et dynamique, ménageant un suspense irréprochable, cette entrée en matière est assez bluffante, et sa conclusion aussi inattendue que pertinente !

Par la suite, des figures du passé de Vanitas refont surface, réveillant en notre héros de mauvais souvenirs, et mettant en place moult éléments qui auront sans doute leur importance par la suite. Mochizuki sait gérer sa narration de telle manière à ce que tout soit amené de la façon la plus naturelle qui soit ! Aussi, chaque détail a son importance qui se révèle bien des fois capitale, et l’on peut s’amuser à imaginer ce qu’il adviendra des personnages dans les prochains volumes !

Toujours un petit soucis, le traitement des personnages féminins… je l’avais déjà déploré lors de ma chronique du premier volume, mais celles-ci sont souvent des archétypes agaçants, là pour remplir un quota et peu mis en avant. Toujours rattachées à un homme, toujours maillons faibles de l’équipe… ça commence à être ennuyeux. Je conçois très bien que le manga s’adresse en premier lieu à un public féminin (puisque c’est le cas, soyons honnêtes), mais ici, bien plus que le manque de représentation, c’est le traitement des femmes qui est mauvais (et le pire, c’est que c’est discret, on pourrait presque passer à côté…). Tout le chapitre final sur Jeanne aboutit de détruire le peu d’intérêt que j’avais pour elle. Elle se défini comme garde du corps d’un HOMME, comme interêt amoureux d’un HOMME. Tout ce qu’elle fait c’est pour faire plaisir aux HOMMES, sans eux elle n’existe pas, et la mettre en couverture (en position de faiblesse, le menton levé par la main d’un… vous avez compris) n’y change rien. C’est un peu triste…

(Je me calme).

Quoi qu’il en soit, ce nouveau volume des Mémoires de Vanitas s’impose comme le meilleur de la série, exemplaire à tous les niveaux. On attend avec impatience la suite des passionnantes aventures de l’atypique duo que l’on chérit tant, dans un cinquième tome qui ne devrait pas voir le jour avant le mois de juin au Japon…

17,5/20


  • Les Petites Contemplations #2
Fiche Technique

Auteur: Yao Ren

Type: Manhua

Genre: Tranche-de-vie/Comédie/Culinaire/Animalier

Éditeur VF: Urban China

Nombre de tomes parus: 2 (2 fini (?) en Chine)

Prix: 15€

Au fil des saisons et de ses promenades, Yao Ren nous invite à découvrir des détails furtifs et éphémères de la Chine contemporaine. Il nous décrit l’atmosphère d’un lac gelé en hiver, observe l’organisation secrète des chats dans l’environnement urbain, ou évoque un modeste restaurant de quartier, dont les plats raffinés concoctés par le vieux chef attirent une clientèle conquise et hétéroclite. Ces récits sont de petites bulles poétiques où le temps semble suspendu, pour une lecture apaisante doublée d’une ode à la contemplation.

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Quand bien même très surpris de la parution d’une suite à ce qui se présentait originellement comme un volume unique, je n’ai pas boudé mon plaisir à la sortie du second recueil de contemplations du talentueux et drôle de poète Yao Ren.

Nouveau volume, nouveaux fragments du quotidien de l’auteur, entre poésie, gastronomie, nature, conventions d’otaku, balade au parc… Une diversité avec pour point commun l’accès au ressenti intime de l’homme derrière la plume. Le prisme de la fiction tend à s’évanouir pour laisser place à un dialogue auteur/lecteur direct, toutefois non-exempt de coupures du réel, puisque Yao Ren se permet de nombreuses expérimentations visuelles qui amènent en extravagance et en personnalité à ses récits. L’artiste mêle comédie (des visages très caricaturés par instants, un comique de répétition assez bien trouvé) et poésie d’une très jolie manière.

Si certains passages m’auront un peu laissé de marbre (typiquement toutes les recettes qu’il nous donne; à un moment je saturais sous la masse d’informations… mais c’est ce mélange unique qui rend ce livre si personnel, donc je ne considère pas ça comme étant un mauvais point en soi), des récits comme 2015 – Cataclysme survenu la dernière décade de mars (très marrant et surprenant…), Sous la pluie 2 (qui fait suite à une scènette du premier recueil, qui m’avait beaucoup marqué, à tel point que je m’en souvenais très bien), ou encore l’incroyable Jeté – scène de retour à la maison après un long voyage (visuellement onirique, l’auteur est en roue libre… c’est somptueux)..: j’adore.  Il y a aussi le muet Au bord de mer, qui met l’accent sur la tendance réellement contemplative du titre. Reste qu’à mes yeux, le meilleur récit du volume, c’est sans doute Le vieux Peuplier… l’auteur le dit lui même, c’est un de ses récits les plus personnels, et ses souvenirs d’enfance mélangé à son pointillisme saisissant, ça promet des belles émotions…

Un an après la sortie de leur premier volume, Les Petites contemplations de Yao Ren n’ont rien perdu de leur charme, et ce journal intime reste aussi touchant que bluffant de diversité. Un petit titre, un peu passé inaperçu en dépit de ses visuels intéressants, que je vous invite très fortement à découvrir !

17/20


Voilà tout pour aujourd’hui !
N’hésitez pas à me donner votre avis sur les volumes présentés si vous les avez lu !
À très vite sur le blog (ou ailleurs…) !

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