Et la suite ?·Manga·Non classé

ET LA SUITE ? #18 – PLEASE LOVE ME, LES FLEURS DU MAL, LE 3E GÉDÉON

Les suites à vous chroniquer s’accumulent à mesure que le temps passe, et me semble venu le temps aujourd’hui de vous en présenter trois excellentes!


  • Please Love me ! #10 (dernier tome)
Fiche Technique

Auteure: Aya Nakahama

Type: Josei

Genre: Comédie/Romance/Tranche-de-vie

Éditeur VF: Delcourt/Tonkam

Nombre de tomes parus: 10 (10 fini au Japon)

Prix: 6,99€

Enfin en couple avec Kurosawa, Michiko est aux anges ! Malheureusement, le père de Michiko vient mettre son grain de sel : si jamais ils ne se marient pas, Michiko devra rentrer chez ses parents ! En colère contre son père, elle va se disputer violemment avec lui et retournera dans sa famille pour s’excuser avec Kurosawa.
Que va alors lui dire le jeune homme ?

please-love-me-10-delcourt

Je dédias quelques lignes à la série ici.
Ma chronique du tome 9.

Voici venu l’heure de dire au revoir à Michiko, Kurosawa, et à tous leurs joyeux compagnons! Les deux protagonistes, maintenant ensemble, devront faire valoir leur amour auprès du père de l’héroïne, convaincu qu’un mariage arrangé est le mieux pour sa fille! Un dernier obstacle qui tiraille le couple naissant… l’occasion pour la mangaka de jouer la carte de l’émotion et de mettre en avant les sentiments de Kurosawa, davantage flous et sous-entendus dans les précédents volumes! La résolution de la jeune femme, qui fait front à son paternel, fait aussi plaisir à voir (ce dernier est par ailleurs très bien traité, et ses appréhensions sont comprises…)!

On échappe pas, malgré le fait que la série suive des personnages adultes, à quelques lieux communs de la romance, ici la fête de village (avec le feu d’artifice…). Ce passage surprend justement en ce qu’il est convenu, et disons-le, met l’emphase sur la douceur (là où la relation Michiko/Kurosawa est d’habitude présentée comme conflictuelle et électrique)! Toutefois, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, le titre conserve dans ses – nombreuses – phases humoristique la comédie absurde et potache qui en fait la saveur! Les derniers instants au restaurant sont d’ailleurs emprunts d’une émotion particulière, tant à l’approche de la conclusion, on regrette de devoir quitter (pour un temps, si l’éditeur fait bien son travail…) tous ces personnages que l’on apprécie tant! D’ailleurs, Nakahama fait aussi la part belle aux seconds rôles, qui défilent une dernière fois… Akira est toujours aussi hilarante!

Passons au sujet qui fâche… qu’en est-il du spin-off de la série, toujours en cours avec 3 volumes au Japon? Eh bien l’éditeur précise bien et en de multiples endroits que celui-ci est publié « uniquement au Japon » (je reprends les termes inquiétants…). Ce type de précautions n’avait pas été employé sur le dernier volume de Alice in Borderland, qui a effectivement vu sa suite paraitre chez nous. À voir ce qu’il en est, donc. Je garde un infime espoir au fond de moi, mais ce n’est pas gagné…

Une note finale en accord avec l’ambiance générale de la série: comique, bienveillante et acidulée, mais aussi capable d’une émotion adulte… Please love me !  m’aura fait passer du rire aux larmes, et se trouve être une romance que je vous conseille à toutes et tous!

16,5/20


  • Les Fleurs du mal #8
Fiche Technique

Auteure: Shuzo Oshimi

Type: Shonen

Genre: Drame/Tranche-de-vie/Thriller

Éditeur VF: Ki-oon

Nombre de tomes parus: 8 (11 fini au Japon)

Prix: 6,60€

Les plans de Takao ont échoué. Sa famille a quitté la ville. Le temps a filé. Abandonné par Sawa, le garçon a perdu toute énergie : les jours se suivent et se ressemblent sans qu’il parvienne à laisser le passé derrière lui… jusqu’au jour où il aperçoit une fille de son école chez un bouquiniste, un exemplaire des Fleurs du mal à la main.
Les deux lycéens se lient d’amitié autour d’une passion commune pour la littérature, et Takao reprend progressivement goût à la vie… Mais le petit ami d’Aya ne voit pas cette relation d’un très bon œil !

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Ma chronique du tome 7.

Après un septième volume qui relançait la série sur de nouvelles bases, Shuzo Oshimi amorce une rechute fatale pour son héros, qui annonce un dénouement assurément spectaculaire.

Le dessin est d’abord limpide et scolaire dans les scènes d’être-avec, l’auteur effectue un retour en arrière dans sa progression visuelle, comme pour symboliser un retour aux sources du héros. Mais déjà quelques crayonnés récalcitrants, cadrages audacieux, élaborent une tension palpable et amènent à ressentir le malaise de Takao qui peine à s’insérer. Progressivement, la conviction du jeune homme s’effrite, celui-ci se remet à douter (sous-entendu comme avant), et à son second tier, l’ouvrage atteint un point de rupture décisif: la descente aux enfers reprend son cours.

L’enivrant bavardage, l’oppression destructrice du « on », son médiocre et sa publicité: c’en est trop pour Takao. D’abord réceptacle du souvenir de Sawa, Aya se laissera-t-elle aller aux affres jouissantes de l’absurde rebellion aux airs d’auto-massacre? Acceptation morbide de son être-là, s’extirper de la masse et des « cafards » par l’expression de la violence, sous couvert du fantasme de l’ailleurs – inexistant -; « où que j’aille, je resterai une coquille vide »: l’authenticité repose sur l’assomption de son être pour la mort (atroce) … oui, Les Fleurs du mal, c’est la pulsion de mort inhérente au romantisme (le « mauvais » romantisme, fasciste, presque tout le romantisme en fait) mise en image: tout n’est que symbolisme pessimiste, qui enferme les personnages dans un minable-sublime frémissant, vivant même (de part le trait en constante évolution d’Oshimi).

Sevrage qui tourne mal, trouver en l’autre ce(lle) qui nous renvoie à l’époque où le monde était aussi laid mais on l’on avait encore la force de se rebeller: très réussi, très fort (et surtout à ne pas enfermer dans la case « récit de brimades scolaires »!).

17,5/20


  • Le 3e Gédéon #4
Fiche Technique

Auteure: Shuzo Oshimi

Type: Shonen

Genre: Drame/Tranche-de-vie/Thriller

Éditeur VF: Ki-oon

Nombre de tomes parus: 8 (11 fini au Japon)

Prix: 6,60€

France, dans les derniers jours de l’Ancien Régime. Georges, “terroriste” qui fomente un soulèvement national, attise le mécontentement du peuple vis-à-vis du roi et de la reine. Bientôt, le dauphin Louis-Joseph meurt… Gédéon, ayant obtenu la confiance du roi, tente d’organiser une rencontre entre celui-ci et Robespierre, convaincu qu’une révolution pacifique est possible. Mais n’est-il pas déjà trop tard pour le royaume ? Alors que la haine se répand dans les rues de Paris comme une épidémie, les destins se croisent et s’entremêlent à une vitesse frénétique…

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Ma chronique des trois premiers volumes.

C’est toujours un plaisir que de découvrir un nouveau volume du 3e Gédéon, série à la parution très aérée (un volume tous les 4 mois), mais ô combien prenante…
Ce volume se concentre bien davantage sur le personnage de Gédéon, Georges y restant globalement très en retrait. Ce premier, qui fait face aux premières violences d’une révolution naissante, tente de trouver un compromis dans un soulèvement pacifique. Pour se faire, il se rapprochera du second personnage central du volume: Robespierre. Celui-ci, jusqu’alors très mystérieux, se délivre, par instants même à la première personne. Ainsi, son rapport personnel à la royauté et à son régent, Louis XVI, père de la patrie, est très bien développé, notamment lors d’une confrontation intense entre les deux hommes. Toutefois, à mesure que les scènes défilent sous nos yeux, les efforts du protagoniste apparaissent somme toute vains, et si révolution il y a, elle se fera dans la violence, comme le laissent présager les derniers instants du volume.

L’auteur incorpore à son intrigue des évènements historiques réels (bien que sans doute très romancés), comme ici la création de l’Assemblée Nationale, sans jamais affecter le rythme du récit, lui conférant une force réaliste certaine. Loin tout de même de prétendre au lyrisme d’un manga comme InnocentLe 3e Gédéon développe sans peine une intrigue à suspense aux rebondissements bien huilés et aux acteurs franchement convaincants.

Le 3e Gédéon s’offre une fois de plus un volume de haute volée. Un manga qui séduira les amateurs du genre avec son intrigue complexe et ses visuels d’une finesse sans pareil!

17/20


Et voilà, c’est fini!
Et vous, qu’avez-vous lu ces dernières semaines?
À très vite sur le blog (ou ailleurs…)!

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