Découverte manga·Manga·Non classé

DÉCOUVERTE MANGA #32 – JE PENSE À TOI

Les éditeurs commencent l’année en grande pompe, nous abreuvant dès janvier de nouvelles licences tantôt attendues, tantôt mystérieuses, mais pour un grand nombre prometteuses! C’est le cas de Taïfu, qui nous invite ce mois-ci à découvrir deux de leur nouvelles acquisitions, Je pense à toi, intriguant recueil de la jusqu’alors inédite par chez nous Komatsu; et Yarichin Bitch Club, de l’inestimable Ogeretsu Tanaka (Love Whispers, Escape Journey etc.), auteure phare de l’éditeur, qui semble attaché à nous faire parvenir au mieux sa bibliographie! Je remercie dès alors Taïfu de m’avoir fait parvenir ces volumes qui auront été tous deux de très bonnes lectures!
Aujourd’hui, intéressons-nous à la première d’entre elles: Je pense à toi


Fiche Technique

Auteure: Komatsu

Type: Boy's love

Genre: Histoires courtes-Romance-Drame

Éditeur VF: Taïfu

Nombre de tomes parus: 1 (1 fini au Japon)

Prix: 8,99€

Takashi et Yasu sont amis depuis leur naissance, en effet, leurs parents se connaissent et son amis. Ils vivent dans une petite ville de province, là où tout le monde se connaît et se côtoie. Au fil des ans, Yasu voit l’obsession grandissante de fuir cette ville dans le cœur de Takashi. Les examens d’entrée pour Tokyo sont pour bientôt, personne ne le soutient dans son entourage, sauf Yasu, toujours présent pour lui, même si au plus profond de lui, Yasu est bien le dernier à vouloir l’encourager…

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Difficile de ne pas être intrigué, au moins, par la poésie émanant du titre et de la couverture de ce recueil! Je pense à toi, et en effet un volume unique regroupant 4 courtes tranches de vie concentrées autour de l’amour naissant, impossible, improbable ou passé de jeunes adultes et adolescents. 4 récits aux ambiances bien distinctes qui, s’ils ne prennent pas tous la même ampleur (à tous les niveaux), transmettent de très jolis sentiments sans tomber dans l’écueil aisé du drame forcé et larmoyant.

Le livre s’ouvre sur la nouvelle qui donne son nom au manga. Une des plus longues, et sans doute aussi des plus développées, qui aura personnellement eu ma préférence. Toute en retenue, à l’image de l’ensemble du titre, cette histoire traite de séparation forcée. Deux jeunes qui apprivoisent leurs sentiments, l’un d’eux qui parvient à s’échapper de la prison qu’est leur coin de campagne… Quelque chose de très beau, assez douloureux, tragique même, mais adouci par un humour de circonstance qui ajoute encore à la poésie de la nouvelle.

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La vérité c’est que moi non plus, je n’ai pas envie que tu réussisses…

Aux-côtés de celle-ci, j’aurai aussi adoré C’est avant l’aube qu’il fait le plus sombre, la toute dernière histoire, qui cette fois met en scène un amour naissant, avec pour toile de fond des thèmes comme la révolte, devenir adulte… beaucoup de choses qui personnellement m’ont touché, et que je trouve encore une fois très bien racontées!

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Comme pour se moquer de nous qui n’arrivons pas à devenir adultes, les premières lueurs de l’aube apparaissent au loin.

Le titre est empreint d’une tristesse quasi-palpable, profondément liée aux idées de regret, du temps qui passe, mais aussi d’oppression sociale qui tourmentent ses personnages. La nostalgie est évoquée dès la couverture, par le saisissant coucher de soleil, symbole de la fin d’une jeunesse qui mènera inexorablement vers le méandre nocturne, incertain, et quelque part assez terrifiant de l’âge adulte.

Maintenant, comment ne pas mentionner la patte délicate de Komatsu, qui donne tant de charme à ses récits et leur confère une telle émotion? D’apparence simpliste, puisque très épuré et « typé boy’s love », le trait de la mangaka sait se rendre très attrayant, celle-ci usant de divers effets de mise en scène pour accompagner ses ambiances, et notamment d’un découpage particulièrement varié et soigné. Le design des personnages se laisse modeler par une palette d’émotions dense; les décors, souvent retrait, placent efficacement le cadre et savent s’effacer pour permettre au lecteur de se concentrer sur les personnages (hormis quand le décor se fait personnage, comme avec la mer, dans la première histoire…). Bref, s’il y a une certaine maladresse de jeunesse dans le tracé de l’auteure, celle-ci sait déjà parfaitement user de son média pour optimiser la narration de ses récits…

L’édition proposée par Taïfu est dans la droite lignée de ce qu’a pour habitude de fournir l’éditeur. L’impression est soignée, la traduction excellente tant elle retranscrit parfaitement la poésie (mot qui revient décidément beaucoup trop dans cet article) du manga; et comme souvent, on a droit à une très jolie page couleur en papier glacé. À la limite, on pourrait reprocher au papier un léger manque d’opacité, mais rien de gênant.

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Emprunt d’une délicate nostalgie, ce recueil tout en retenue dépeint des amoures fébriles mais sincères, fortes et fragiles, qui appartient tantôt au passé, tantôt au futur, sans jamais en faire trop. Une première œuvre qui témoigne d’un certain talent de la part de son auteure, Komatsu, qui effectue des premiers pas remarquables et remarqués (dans son pays) sur la grande scène du boy’s love. Espérons qu’il en soit de même par chez nous!

17/20


Voilà tout pour aujourd’hui!
N’hésitez pas à me dire si, suite à la lecture de cet article, vous êtes tenté par la lecture de Je pense à toi! N’hésitez pas non plus à me communiquer vos ressentis sur celle-ci!
Quant à moi, je vous retrouve demain pour vous présenter la seconde nouveauté Taïfu de janvier, Yarichin Bitch Club, d’une toute autre nature…
À très vite sur le blog (ou ailleurs…)!

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