Découverte manga·Manga·Non classé

DÉCOUVERTE MANGA #29 – WONDERLAND

Bonjour à toutes et à tous! Excusez ma relative discrétion sur le blog, j’ai été un peu pris par le temps, et n’avais trop d’idée d’article à vous proposer (j’entends d’article faisable en prenant en compte mon emploi du temps chargé de ces derniers jours).

Aujourd’hui, je m’en vais vous partager mon avis sur le tome 1 de Wonderland, un premier volume que je ne pensais au départ pas me procurer, mais qui finalement aura fini dans mon panier. Attiré par la splendide couverture et enthousiasmé par ce que je pouvais percevoir de l’intrigue en feuilletant le livre en librairie, je me suis ainsi laissé aller à un premier écart (2018 donne le -faux- sentiment qu’il est légitime de remettre les compteurs à zéro…). Venait s’ajouter à mon doute l’habituel crainte qui nous préoccupe toutes et tous lorsque l’on se procure une série éditée par Panini: aura-t-on la fin un jour? Encore une fois, j’ose espérer que oui, et suis content de rendre ça plus probable en achetant le livre (qui à mon avis ne sera pas un carton, faute de communication…).

Et tout compte fait, ai-je bien fait de sauter le pas?


Fiche Technique

Auteur: Yugo Ishikawa

Type: Seinen

Genre: Suspense-Fantastique

Éditeur VF: Panini

Nombre de tomes parus: 1 (6 en cours au Japon)

Prix: 8,99€

Yukko, une étudiante sans histoire, se réveille un matin pas plus grande qu’un pouce. Lorsque ses parents se font dévorer par leur chat, elle comprend avec horreur que tous les gens de son quartier ont subit le même sort, devenant ainsi la proie des animaux bien plus grands qu’eux.
Avec son chien Poko, Yukko décide de partir chercher de l’aide. Au cours de son périple, elle rencontre Alice, une mystérieuse guerrière qui parle une langue étrange.
Ensemble, elles vont tenter de survivre dans ce monde hostile et de découvrir la raison de leur état.

wonderland-1-panini

Yugo Ishikawa n’en est pas à son coup d’essai en France. Publiée chez Kazé entre 2011 et 2015, sa précédente série, Sprite, avait pour particularité de se tenir très bien sur ses premiers volumes, puis de s’auto-saboter à un peu moins du tier de son intrigue. Un suicide qui, en plus de paraitre évitable, dégoutait assez au vu de la qualité indéniable de l’introduction du récit.
Partant de là, il est donc légitime de craindre que Wonderland n’emprunte la même voie. Ce premier tome nous permet-il d’être rassuré de ce côté là? Pas vraiment. Mais d’abord, un peu de mise en contexte.

c7ee4ab697e5b5d588f6de85510f5ec5

Wonderland se présente comme un énième récit de survie, dans lequel une société subit un bouleversement soudain qui vient remettre en cause son fonctionnement et le mode de vie des protagonistes que l’on suivra tout au long de l’œuvre. Ici, point de zombies, d’épidémie, mais tout simplement… un rétrécissement global de la population. Rien de bien original jusque là, et lorsqu’on décide de partir sur quelque chose d’aussi ouvertement convenu, c’est la manière de montrer les évènements qui fera la différence.

Ici, Ishikawa s’en sort relativement bien! D’abord, visuellement, même si son style, opposant des décors photo-réalistes à des personnages au design se prêtant bien souvent à l’exagération caricaturale, peut déranger; force est de constater que l’ensemble est fluide et dynamique, et retranscrit avec aisance l’intensité dramatique que l’auteur à voulu imputer à certaines scènes de tension. Je pense notamment à la scène d’ouverture de ce volume, où l’héroïne, Yukko, se réveille et prend connaissance de son rapetissement et du danger – au préalable inimaginable pour la jeune fille – auquel ce dernier la confronte. Une entrée en matière qui suffit à démontrer que l’auteur sait captiver son lecteur, usant de rebondissements bien trouvés dans l’action pour le surprendre bien souvent. Le volume est rythmé par un découpage certes académique, mais qui essaye souvent d’amplifier le gigantisme de la ville-menace, se faisant de fait un atout immersif de taille pour le titre.

d05be8b5

Par la suite, le déroulement de ce tome est assez classique (bien qu’agréable à suivre), et peut faire penser aux prémices d’autres récits du même genre, comme Magical Girl of the end (en moins trash), ou bien… ou bien la précédente série de l’auteur, de mémoire. Les personnages évoluent dans un environnement qui se dévoile de plus en plus hostile, diverses menaces émergeant au fil des chapitres, et des alliances se forment alors que de nouveaux personnages font leur apparition.

Outre le fait que jusqu’alors aucun ne se montre particulièrement attachant (hormis le chien de l’héroïne, Poko, beaucoup trop mignon pour ce monde de brutes; il a même un sac-à-dos à un moment! Un chien avec un SAC-À-… je m’égare), un m’a particulièrement posé problème: Alice, la jeune fille que l’on aperçoit sur la couverture. Celle-ci fait son apparition aux alentours du tier du volume. Passé son caractère un poil irritant, elle représente surtout ce qui s’apparente à une bombe à retardement qui pourrait bien faire s’effondrer le récit, surtout quand on connait les passifs maladroits du mangaka: l’inspiration de l’univers d’Alice aux pays des merveilles.

Wonderland-manga-extrait-001

Alors, c’est pas nouveau. La pop culture et depuis quelques années les mangas se fascinent pour l’univers de Lewis Carroll. De la simple référence au véritable hommage assumé, on assiste presque à l’apparition d’un nouveau sous-genre qui transcende les genres, ou peut-être d’un code, d’un lieu commun, dirons-nous. Reste que parfois, ça fonctionne, d’autres fois, ça plombe une œuvre qui avait un bon potentiel. Et ici, c’est ce que je crains. Arrivé à la fin de ce premier opus, je serais incapable de vous dire ce qu’apporte cette inspiration à l’œuvre, référence pourtant bien présente et sur laquelle le mangaka insiste. Je ne dis pas que le manga tournera nécessairement au vinaigre, juste que tout cela m’apparait un peu douteux pour le moment (après, si ça se trouve, l’auteur à plein d’idées… pas de jugement péremptoire!)

L’édition proposée par Panini, outre son prix élevé (mais qui ne change pas de d’habitude) est très correcte. Rien à redire, si ce n’est peut-être des noirs qui manquent de profondeur et une légère coquille typographique lors d’une scène de dialogue par téléphone.

Wonderland210236

Wonderland s’offre donc introduction prometteuse, et compense le classicisme de son intrigue par une narration intelligente et captivante, soutenue par des visuels immersifs. Gageons que l’auteur aura appris de ses erreurs et continuera sur cette lancée!

15/20


Merci d’avoir lu cet article, j’espère qu’il vous aura donné envie de partir à la découverte de ce manga…
Cela faisait plus d’un mois que je n’avais pas écrit d’article sur un premier volume, mon style est peut-être un peu rouillé, je vous prie de m’en excuser!
Je vous retrouve très vite pour parler d’autres belles nouveautés!
À très vite sur le blog (ou ailleurs…)!

Publicités

2 commentaires sur “DÉCOUVERTE MANGA #29 – WONDERLAND

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s