Dans la mangathèque·Manga·Non classé

TOP MANGA 2017 – PARTIE 1

Bonjour à tous et à toutes! La fin de l’année approche, et d’ici la semaine prochaine, les éditeurs s’offriront (et nous cèderont!) quelques instants de répit! Le temps est alors venu de voir ce qu’il est bon de retenir de cette année riche en excellentes découvertes! Pour ma part, je vous ai sélectionné 20 titres qu’il serait, selon moi, dommage de louper! Je vous présente aujourd’hui le « bas » du classement, et vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir mon top 10!


20 Our Summer HollidayKaori Ozaki

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Natsuru, 11 ans, est la star de son collège et jeune espoir du football. Il se retrouve mis à l’écart le jour où il refuse les chocolats que lui offre la plus jolie fille de l’école. Seul, il fait la connaissance de Rio, une fille de sa classe qui est rejetée par ses camarades à cause de sa très grande taille. Ils vont petit à petit se rapprocher et Rio va alors lui avouer son lourd secret.

Maitrisé de bout en bout, ce one-shot, riche en émotions diverses et fortes, a su me marquer suffisamment pour intégrer ce top en dépit de son format court. One summer Holliday s’impose comme un indispensable d’avantage pour son scénario que pour ses dessins, au demeurant soignés mais académiques (de mémoire). Porté par un duo (trio, même) de protagonistes intelligents et superbement écrits, le manga développe avec brio différentes atmosphères, qui s’entremêlent pour former une fresque romantique profondément humaine, touchante, et qui, j’en suis sûr, vous fera lâcher quelques larmes! Une lecture qui, si elle n’est plus de saison, a indéniablement marqué l’été 2017 de beaucoup de lecteurs et lectrices!

Delcourt/Tonkam — One-shot — 7,99€


19 – Qualia under the snow – Kii Kanna

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Akio Kobayashi et Umi Oohashi sont deux étudiants aux caractères diamétralement opposés. Le premier est passionné par les plantes et préfère leur compagnie à celle des personnes. Le second est gay et aime enchaîner les relations d’un soir. Tous deux vivent dans le même dortoir et étudient dans la même université. Ces moments passés ensemble vont leur permettre d’apprendre à mieux se connaître et se comprendre. Ainsi, au fur et à mesure que le temps passe, leur relation évolue.

Kii Kanna est l’auteure de mon boy’s love préféré, L’Étranger de la plage (dont j’ai parlé à plusieurs reprises sur le blog). Quoi de plus normal, dès lors, que son one-shot Qualia under the snow atterrisse ici, puisque ce-dernier recèle la même douceur et la même bienveillance que la série phare de sa mangaka! Enrobée d’un graphisme délicat, soigné et qui met l’emphase sur l’émotion, cette romance sensible, pleine de poésie, peut aussi être une porte d’entrée toute désignée à l’univers du boy’s love (puisque je vois souvent des gens qui souhaitent s’y mettre mais ne savent pas par où commencer…). Un récit mature, sublimé par la plume d’une auteure de grand talent, et qui colle parfaitement à la saison… que demander de plus?

Taïfu — One-shot — 8,99€


18 – Les Brigades immunitaires – Akane Shimizu

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Ma chronique du tome 1.
Ma chronique du tome 2.

Bienvenue dans le combat quotidien de globule blanc et globule rouge ! Omniprésents dans tout corps humain, les globules côtoient tous les agents de l’organisme, et ils sont le baromètre de notre santé. Nos cellules vont devoir faire face à bien des dangers qui sont familiers : pneumocoque, allergie au pollen, grippe, intoxication alimentaire, insolation…

Petite surprise inattendue de cette année 2017, Les Brigades Immunitaires est probablement l’hybride le plus étonnant que l’on ait pu voir débarquer depuis quelques temps. En effet, l’on est face à ce qui se présente, ni plus ni moins, comme un shonen d’aventure prenant place dans le corps humain! Aussi, le manga – avec une intelligence et une maitrise qui, si elle reste pour le lecteur du domaine de l’imperceptible tant tous les rouages de la complexe machine sont bien huilés, relève du coup de génie; mêle à merveille enseignement et divertissement. D’une originalité sans pareil, Les Brigades Immunitaires est définitivement un titre efficace, drôle et intelligent, à essayer au plus vite!

Pika — 4 tomes parus, en cours avec 5 tomes — 6,95€


17 – Les Chats du Louvre – Taiyô Matsumoto

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Lors d’une de ses visites guidées, Cécile aperçoit dans les allées du musée du Louvre un petit chaton blanc qui semble écouter ses commentaires. Monsieur Marcel est gardien de nuit depuis des années. Ce soir, il forme Patrick, une jeune recrue. Très vite, il s’éloigne du circuit habituel pour emprunter le chemin des combles. Là haut, Patrick découvre des chats. Marcel vient les nourrir et explique à son jeune collègue que ces chats ont toujours habité au Louvre. Ils étaient là déjà à l’époque où le Louvre n’était qu’un château. Une fois les gardiens partis, les chats se mettent à parler. Il y a Barbe-bleue, Myosotis, Dent-de-scie, et le petit chat blanc, c’est Flocon. On raconte qu’il est spécial, ce serait un « passe-tableau »… mais qu’est-ce qu’un passe-tableau ?

Tout juste paru il y a quelques semaines, Les Chats du Louvre est le fruit d’une collaboration entre l’auteur Taiyô Matsumoto et le musée du Louvre, où se déroule l’action de cette courte série en deux volumes. Nouvelle pépite de l’émérite mangaka à l’origine, entre autres, d’Amer Béton, Sunny,  ou encore Le Samouraï bambou, ce titre, à la croisée des genres, s’impose comme une parenthèse onirique inoubliable. Plus que de lui rendre hommage, Matsumoto s’approprie véritablement le musée, lui transmet une mythologie nouvelle, en fait le théâtre d’une aventure fantastique, riche en émotion, et à l’atmosphère indescriptible, comme hors du temps. Le manga aura droit à une édition couleur (sur demande de l’auteur en personne), réalisée par Isabelle Merlet-Rouger; édition qu’évidemment je me procurerai aussi à sa sortie!

Futuropolis — 1 tome paru, fini en 2 tomes — 26€


16 – L’Île Errante – Kenji Tsuruta

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Ma chronique du tome 1.

Mikura Amelia est une des rares pilotes à s’occuper des livraisons entre les îles éloignées de la préfecture de Tokyo. À bord de son hydravion, elle est un lien précieux entre les villages de pêcheurs et connaît la mer environnante comme sa poche.
Élevée par son grand-père, elle se retrouve seule après sa mort, avec pour seul héritage sa maison et ses affaires personnelles. Mikura y découvre une pile de carnets de notes et un courrier adressé à une Mme Amelia, sur l’île d’Electriciteit. Sauf que cette île n’existe sur aucune carte ! Certains affirment l’avoir vue apparaître tout à coup au milieu de la mer et disparaître aussi vite, comme par enchantement…
Réalité ou illusion ? Peu importe ! Mikura décide de reprendre le flambeau de son grand-père : elle se donne pour mission de retrouver l’île et de livrer le mystérieux courrier coûte que coûte !

Il signe le retour d’un grand auteur, mais aussi d’une grande collection du catalogue de l’éditeur: L’Île Errante, dernière parution Latitudes en date, en met plein les mirettes, et entraine dans un voyage plein de poésie, qui invite à la contemplation. Un exemple de bonne mise en scène, aussi, tant tout semble clair et narré de la meilleure des façons. Si vous aimez les précédents titres de l’auteur (ou certains Miyazaki, aussi, car je trouve beaucoup de ressemblances…), n’hésitez plus, et jetez vous sur celui-ci (et sur ceux à venir, à commencer par Emanon en janvier!).

Ki-oon — 1 tome paru, en cours avec 2 tomes — 15€


15 – Le Troisième GédéonTarô Nogizaka

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Ma chronique des trois premiers volumes.

À la veille de la Révolution, Gédéon rêve de représenter le Tiers-État aux états généraux pour sauver la France de la misère. Georges, duc de Loire, n’aspire quant à lui qu’à détruire l’ordre établi. Quel avenir la rencontre de ces deux hommes apportera-t-elle à la France ?

Si le premier volume du Troisième Gédéon m’avait réellement laissé sur ma faim à ma première lecture du titre, il va sans dire que s’il s’installe aujourd’hui dans ce top, c’est que les deux suivants ont été suffisamment stimulants pour me faire revoir en profondeur mon avis sur la série. Cette épopée historique bouillonnante nous plonge dans une France pré-révolutionnaire, et développe (avec une grâce puissante qui n’est pas sans rappeler l’œuvre d’un certain Shin’ichi Sakamoto…) un récit à deux niveaux: l’individuel, et le social. Au travers d’un affrontement entre deux frères issus de milieux opposés, ce sont deux vision du monde qui se frictionnent, offrant au lecteur un manga résolument prenant et très bien fichu narrativement!

Glénat — 3 tomes parus, en cours avec 6 tomes — 7,60€


14 – Le Chant des souliers rouges – Mizu Sahara

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Ma chronique du tome 1.
Ma chronique du tome 2.
Ma chronique du tome 3.

Kimitaka rêve de devenir basketteur et Takara danseuse de Flamenco. Malheureusement, l’un comme l’autre manque de talent pour exceller dans sa passion. Un jour, ils se retrouvent par hasard sur le toit du collège alors que Kimitaka est sur le point de jeter ses basket rouges et Takara ses souliers rouges de Flamenco. Bien qu’ils ne se connaissent pas vraiment, la conversation s’engage. Chacun dévoile son envie de changer de vie et, comme pour symboliser cette volonté, ils échangent leurs souliers et décident d’embrasser la passion de l’autre. Une nouvelle vie s’offre désormais à eux…

Délaissée depuis quelques temps par les éditeurs francophones, Mizu Sahara revient en force cette année, toujours chez Kazé, avec Le Chant des souliers rouges. Si je n’avais jamais lu l’auteure auparavant, ce titre m’a ouvert au reste de sa bibliographie, et j’ai dans la foulée pu découvrir ses recueils Un Bus passe (excellent) et À l’unisson (brouillon et inachevé, mais très intéressant visuellement et au niveau de la mise en scène). Ce ne fut pas le coup de cœur immédiat pour Le Chant des souliers rouges, mais passé un premier volume juste sympathique, chaque opus surpasse le précédent! Un titre fort qui met en scène de belles amitiés, et traite avec une juste délicatesse de l’acceptation de soi et de l’épanouissement adolescent. Visuellement très tendre, avec un petit quelque chose de nostalgique, cette série est une réussite à tous les niveaux!

Kazé — 4 tomes parus, fini en 6 tomes — 8,29€


13 – Dernière Heure – Yû

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Ma chronique des deux premiers tomes.
Ma chronique du tome 4.

Cela fait cinq années que le Japon est en guerre, mais Saku, jeune collégien, ne le réalise pas vraiment. Vivant sur une petite île isolée, son quotidien n’est synonyme que d’ennui, entre les cours et la frustration de repas trop sommaires. Pourtant, tandis que les affrontements semblent s’intensifier, une terrible nouvelle vient bouleverser sa vie et celle de ses camarades : désormais, chaque vendredi, certains d’entre eux seront appelés à aller se battre sur le front. Tous, sauf Saku et Miyako, son amie d’enfance, exemptés sans savoir pourquoi de partir à la guerre…

Je vous parlais il y a quelques jours du dernier volume de cette série fabuleuse, et vous disais à quel point celle-ci avait su me chambouler et me faire verser toutes les larmes de mon corps! En effet, de la première à la dernière page, Dernière Heure est une perle d’émotion brute, qui délivre un message résolument pacifiste et humaniste, en abordant le terrible sujet de la guerre d’un point de vue doublement singulier (par les enfants, et par ceux qui restent éloignés des combats – du moins en partie), décuplant de fait la violence de son propos. Définitivement une pépite à découvrir d’urgence, si ce n’est pas déjà fait… L’intégrale me parait au passage être un cadeau idéal à placer sous le sapin!

Akata — 4 tomes parus, fini — 7,95€


12 – La Cantine de MinuitYarô Abe
 

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Ma chronique du tome 1.

Dans ce petit restaurant situé au fond d’une ruelle du quartier de Shinjuku, le patron vous accueille de minuit à sept heures du matin. La carte ne propose que du tonjiru, soupe de miso au porc, ainsi que du saké, mais selon vos envies, on vous préparera à la demande tout ce qu’on est en mesure de vous servir.
Saucisses en forme de poulpe, curry qui a reposé toute une nuit, concombres marinés dans du son de riz… Des petits plats typiques du Japon qui réveilleront les papilles et les souvenirs du temps passé. Car ici, chaque plat est lié aux souvenirs d’un personnage : yakuza, stripteaseuse, boxer… Les habitués et clients d’un soir qui se rassemblent ici ont chacun leurs raisons, et le patron bienveillant est toujours à leur écoute, derrière son comptoir.

Le Lézard Noir ouvrait l’année en beauté avec la sortie de La Cantine de minuit, recueil de courts récits autour du quotidien du gérant d’un petit restaurant de quartier, ouvert la nuit, et de la vie de tous les jours de ses habitués. Simple, et pour autant très sensible et vrai, le titre se montre toujours original et met en avant une diversité humaine qui fait du bien. L’outil semi-métaphorique de la nourriture et du repas joint les récits et apporte une cohérence et un interêt tout particulier à l’ensemble. À noter que le drama, disponible sur Netflix, vaut lui aussi le coup d’œil, si vous désirez prolonger la dégustation!

Le Lézard Noir — 2 tomes parus, édition sélective — 18€


11 – Tokyo Kaido – Minetaro Michizuki

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L’excentrique Dr Tamaki mène des recherches sur le cerveau. Hashi, 19 ans et demi, a un petit fragment de voiture qui est resté dans son cerveau suite à un accident, et depuis il ne peut s’empêcher de dire à voix haute tout ce qu’il ressent et tout ce qu’il pense. Hana, 21 ans, peut être soudainement prise d’un orgasme n’importe où, n’importe quand, et même en public. Le cerveau de Mari, 6 ans, ne perçoit pas les gens qui l’entourent, et elle vit dans un monde isolé où il n’y a aucun autre être humain à part elle. Hideo, 10 ans, dit avoir des “super pouvoirs”, et peut “entrer en contact avec les extra-terrestres”.

De retour dans nos rayonnages, toujours chez Le Lézard Noir, chez qui il s’est installé depuis la parution de sa tétralogie Chiisakobé, Minetaro Mochizuki nous livre cette année Tokyo Kaido, une série en 3 volumes sur des ados cassés. Ode à la diversité et la différence, ce manga développe le point de vue de caractères excentriques sur un monde dont le réel leur échappe, ou bien au contraire, les envahit. Il fut très intéressant d’effectuer cette lecture en parallèle de celle de la réédition de Dragon Head, chez Pika: l’auteur a radicalement évolué, tant visuellement que narrativement (et je préfère ce qu’il fait aujourd’hui). Il reste encore tellement d’inédits de Mochizuki que j’aimerais voir finir dans ma bibliothèque… Gageons que d’une manière où d’une autre, il séjournera aussi dans mon top 2018!

Le Lézard Noir — 3 tomes parus, fini — 15€


Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui! J’espère avoir pu vous donner envie de vous pencher sur quelques-un de ces titres! En attendant mercredi prochain pour découvrir la seconde moitié de cette sélection (et même si je vous retrouverai avant pour un autre article tout particulier), je vous souhaite de très bonnes lectures!
À très vite sur le blog (ou ailleurs…)!

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8 commentaires sur “TOP MANGA 2017 – PARTIE 1

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