Et la suite ?·Manga·Non classé

ET LA SUITE ? #15 – FIRE FORCE, LES FLEURS DU MAL, AJIN

Bonjour à tous et à toutes! Aujourd’hui, si vous le voulez bien, passons en revue mon avis concernant les volumes nouvellement parus de trois titres très différents!


  • Fire Force #4
Fiche Technique

Auteur: Atsushi Ôkubo

Type: Shonen

Genre: Aventure-Fantastique

Éditeur VF: Kana

Nombre de tomes parus: 4 (11 en cours au Japon)

Prix: 6,85€

Quelqu’un crée artificiellement des Torches humaines !!
En quête d’indices sur le coupable, Shinra et Arthur se sont infiltrés dans la 1ère brigade spéciale de la Fire Force. Et au terme d’une course poursuite, voilà qu’ils se retrouvent face à deux commandants de la 1ère brigade ! Ces deux hommes sont-ils vraiment coupables ?! Shinra et ses compagnons ne tarderont pas à découvrir qui est le véritable ennemi de l’humanité et tous les pompiers vont être mobilisés pour sauver le monde du danger qui le menace !!

fire-force-4-kana

Ma chronique du tome 1.
Ma chronique du tome 3.

Déjà, à l’occasion de mon article sur le tome 3, je vous disais que mon avis concernant Fire Force allait en s’améliorant. Au travers, entre autres, de la mise en place d’un complot réfléchi quant à l’origine des torches humaines, Ôkubo rompait avec le manichéisme et la platitude de ses débuts, pour mon plus grand plaisir. Et à la lecture de ce quatrième volet, je peux enfin dire que je crois en la série sur la durée, et que je suis confiant quant au bon déroulement de son récit!

L’identité du criminel à l’origine de la création des torches humaines est connue assez tôt dans le volume, et de cette découverte découlent de nombreuses mais intenses scènes d’action efficaces et riches en rebondissements! Beaucoup de révélations, aussi. On perçoit enfin les enjeux majeurs et à priori définitifs du manga: les vrais antagonistes, entrent en scène en fin de tome et promettent de s’accaparer un morceau du devant de la scène dans les prochains! Si nombre des retournements sont assez prévisibles (notamment ceux en lien avec le frère disparu du héros), reste que le tout fonctionne à merveille, et qu’arrivé à la dernière page, on brûle (haha…) d’envie d’en savoir plus!

On entrevoie dans le même temps de nouvelles têtes dont on devine d’ores et déjà le rôle qu’elles pourront avoir dans les évènements à venir; je pense notamment aux capitaines de brigades, dont les principaux traits de caractères se dévoilent un peu. Par ailleurs, certains personnages gagnent quelque peu en profondeur ou en « capital sympathie »: je commence enfin à m’attacher un temps soit peu à l’univers et aux acteurs du récit!

Un point noir, qui quant à lui, ne disparait pas: le fan-service. Non content d’envahir les scènes de « détente », celui-ci vient interférer dans le combat majeur de ce volume, et coupe court à toute possible tension dramatique… vraiment dommage que l’auteur y ait recours si souvent sans savoir l’utiliser à bon escient (parce que c’est possible, dans l’absolu).

Après des débuts laborieux, Fire Force prend enfin son envol d’une manière très convaincante. Encore freiné par un fan-service franchement dérageant par instants, le titre trouve tout de même sa réelle identité dans une intrigue de mieux en mieux ficelée et plus prenante que jamais. Un volume très prometteur, qui offre des perspectives de devenir enthousiasmantes pour le nouveau succès du créateur du culte Soul Eater!

16/20


  • Les Fleurs du mal #7
Fiche Technique

Auteur: Shuzô Oshimi

Type: Shonen

Genre: Drame-Tranche de vie-Thriller

Éditeur VF: Ki-oon

Nombre de tomes parus: 7 (11 fini au Japon)

Prix: 6,60€

Tout est fini pour Takao. Si la police ne fait encore que le suspecter, ses parents savent qu’il a participé aux vols et aux mises en scène qui scandalisent la ville entière ! Alors qu’il est consigné dans sa chambre, les visiteuses défilent : Nanako, puis Ai… mais jamais Sawa.
Ce n’est que la veille de la fête de l’été que la jeune fille réapparaît, une batte de base-ball à la main, pour délivrer le prisonnier et l’entraîner sur son vélo… Désormais, les deux adolescents sont prêts à aller jusqu’au bout !

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L’ouverture de ce volume, d’une brutalité indéniable, arrive comme un poing en pleine face: c’est la fin du fantasme pour Sawa et Takao, qui font face à leur triste faiblesse alors que toutes leurs convictions s’effondrent. Suite à cette apogée éblouissante, Shuzo Oshimi entame, au travers de ce volume de transition, une renaissance de son récit et de son personnage, axée autour d’un nouvel élément: Aya. Celle-ci se présente comme un compromis entre toutes les figures dominantes du titre rencontrées jusqu’alors, la synthèse de trois éléments bruts. C’est par elle, on le pressent, que tout aboutira, que le dénouement se fera…

Takao tente un détachement de ce qui lui nuisait auparavant, et essaye de découvrir de nouvelles choses, d’éclore à nouveau. Cela se traduit, entre autres, par le rejet total de son obsession d’antan, le recueil de Baudelaire, véritable centre névralgique du titre (éponyme). Hélas, vite rattrapé par ses passions, le jeune adolescent perd déjà pied dans ce volume. Ses tourments sont loin d’arriver à terme, et après une vague accalmie, repartent de plus belle…

Bien plus apaisé que ses prédécesseurs, ce septième opus amorce la conclusion du parcours psychique de ses personnages… Cela se voit dès les couvertures. Celles du premier arc (les trois premiers volumes), majoritairement blanches, représentent la perception originellement naïve du jeune adolescent; celles du second (tomes 4 à 6), aux dominantes noires, son spleen délirant et son scepticisme absolu; et enfin les cinq dernières, qui rompent cette fausse dichotomie entre bien et mal, conformisme et anarchisme, font apparaitre de la nuance dans la réalité du protagoniste (interprétation très personnelle, mal formulée… je m’en excuse). Un passage à l’âge adulte qui s’expose sur trois tableaux, trois phases symboliques emblématiques. L’évolution graphique de l’auteur va dans le même sens. Mais je ne vais pas épiloguer plus longtemps à ce sujet, puisque ce sont des aspects plus généraux du titre, qui ne concernent pas ce volume en particulier.

Difficile de parler d’une telle œuvre, tant dès que l’on ose poser des mots dessus, ceux-ci sonnent faux, creux, et dénaturent tout à fait la splendeur de ce bijou (je parle pour moi, j’ai pu lire/écouter de très beaux écrits au sujet du travail de l’auteur, mais venant de gens bien plus expérimentés et doués que moi). J’adorerais un jour être capable de lui dédier un écrit complet (à la fin de sa parution), mais je me sais pour l’instant incapable d’être satisfait d’une production de ce type… (fin de la parenthèse).

En somme, après un sixième volume à couper le souffle, Les Fleurs du mal prend un nouveau départ et s’engage dans un troisième et ultime cycle narratif qui promet, encore une fois, de bluffer à tous les niveaux. Un indispensable, à l’image de toute la bibliographie du génie Oshimi.

17/20


  • Ajin #10
Fiche Technique

Auteur: Gamon Sakurai

Type: Seinen

Genre: Action-Fantastique-Policier

Éditeur VF: Glénat

Nombre de tomes parus: 10 (11 en cours au Japon)

Prix: 7,60€

Avec la mise à feu et à sang des locaux de Forge Sécurité, Kei Nagai a perdu plus qu’une bataille. La défaite a porté un coup fatal à la stratégie qu’il avait mise en place avec Tosaki et le pousse à abandonner ses camarades.
Sato poursuit quant à lui sur sa lancée, fort d’avoir déjoué le guet-apens tendu par ses adversaires. Mais au lieu de terminer sa série d’assassinats – la “deuxième vague” de ses actes terroristes – c’est vers la troisième qu’il avance à grands pas.
L’heure est venue pour Kei Nagai de montrer ce qu’il vaut vraiment.

ajin-10-glenat

Alors que s’achève l’infernal duel dans les locaux de Forge Sécurité, la menace Sato se fait de plus en plus pesante et concrète. Néanmoins, ce volume se présente comme une réelle mi-temps pour nos héros, qui y sont d’ailleurs relativement en retrait. En effet, l’auteur dédie une bonne part de ce tome à des flash-backs qui approfondissent certains personnages secondaires et nous en apprennent d’avantage sur l’évolution de la condition (scientifique et sociale) des ajin.

En parallèle, Sakurai introduit de nouveaux personnages à son intrigue. D’abord, la mère de Kei, dont j’ai adoré le caractère, mais qui ne risque pas de gagner en importance dans la suite du récit! Elle met toutefois en lumière le soin que l’auteur apporte à ses seconds rôles, qui eux-mêmes, dans leurs rapports avec les protagonistes, approfondissent ces derniers. Une nouvelle ajin (déjà, il me semble, mentionnée dans les tomes précédents) fera son apparition. Elle aussi m’a beaucoup plu, et apporte une fraicheur bienvenue au titre! Mine de rien, cela fait deux figures féminines au centre de passages importants du manga, qui, en dehors, en manque cruellement.

En parallèle, le passé de Tosaki se dévoile enfin, et tout un pan du tome lui est consacré. Des passages très émouvants, assez semblables dans le ressenti à ceux qui avaient pu être dédiés plus tôt à Izumi. On revient aussi sur le parcours de Sato, déjà évoqué à mainte reprise dans de précédents opus. L’auteur prend plaisir à étoffer son antagoniste, il faut l’admettre, très bien écrit, tant sa puissance parait évidente, et la menace qu’il représente palpable et profonde.

La mise en scène ne perd rien de sa superbe, et les quelques scènes d’action qui parcourent le volume sont toujours aussi grisantes, dynamiques, et immersives qu’auparavant. Le trait sec de l’auteur dégage une puissance frémissante et confère un charisme et un élan incroyables à ses personnages.

Toujours aussi efficace, prenant et haletant, le manga de Gamon Sakurai n’a pas fini de nous en mettre plein les yeux. Une nouvelle fois, l’auteur parvient à relancer son histoire d’une manière qui apparait toute naturelle, par l’intermédiaire de nouveaux enjeux et personnages fort prometteurs pour la suite! En l’attente du volume 11 qui, probablement, tardera un peu, n’hésitez pas à vous jeter sur cet excellent seinen si ce n’est pas déjà fait!

17,5/20


C’est tout pour aujourd’hui!
Avez-vous lu ces volumes? Si oui, je serais curieux de savoir ce que vous en avez pensé!
À très vite sur le blog (ou ailleurs…)!

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